Hier vers 18 heures, s’est déroulé un point de presse après la signature du protocole d’accord entre le gouvernement du Niger et le Mécanisme africain d’évaluation entre pairs (MAEP) continental qui marque le lancement du processus d’évaluation du Niger au Sécretariat permanent du MAEP Niger.

Cette signature de ce protocole est intervenue au terme de la mission de soutien au MAEP Niger. Face à la presse, la Directrice adjointe  du cabinet du Président de la République, Point Focal du Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs  Mme Ousseini Hadizatou Yacouba et les membres de la mission du MAEP continental après avoir défini le MAEP ont abordé différents aspects de ce mécanisme tels que : l’adhésion du Niger, l’intérêt pour notre pays, les prochaines étapes après la signature du protocole, les attentes vis-à-vis des commissaires, acteurs majeurs de la conduite à bon port de l’exercice d’évaluation du Niger. Le financement, les partenaires, la transparence, l’objectivité, la responsabilité et la crédibilité du mécanisme et le rapport du MAEP avec le PDES 2017/2021 ont été également débattu à l’occasion de ce point de presse.

Mme Hadiza Yacouba avait rappelé la volonté politique qui a prévalu à l’adhésion du Niger au MAEP. Elle appelé les acteurs et partenaires du Niger à s’engager résolument pour l’aboutissement du MAEP Niger pour le bien de notre pays.

Le Mécanisme africain d’évaluation entre pairs (MAEP) est un instrument auquel adhérent volontairement les Etats membres de l’Union africaine en tant que mécanisme africain d’auto-évaluation. Le MAEP est un instrument accepté mutuellement par les Etats parties pour leur auto- évaluation.

« Adopté en mars 2003 à Abuja, le Maep a pour fonction d’encourager les États à mettre en place des politiques, des normes et des pratiques qui mènent à la croissance et à la stabilité économiques, au développement durable et à l’intégration sous régionale et continentale. Une idée sous-tend la démarche : il existe des experts africains, et ces derniers sont plus à même d’évaluer et de conseiller le travail de leurs pairs que les experts occidentaux, souvent mal perçus et peu au fait des réalités du continent. »

Selon les experts, le processus du MAEP se fait selon les six (6) étapes suivantes : ‘’La première étape porte sur le processus préparatoire à la fois au niveau du Secrétariat du MAEP et au niveau national. Lors de cette étape, le Secrétariat du MAEP enverra un questionnaire en République du Niger sur la base des objectifs mutuellement convenus, normes, critères et indicateurs pour le MAEP.

Le Niger va élaborer un document d’autoévaluation sur la base du questionnaire et formuler un Programme National d’Action préliminaire basé sur les politiques, programmes et projets;

La deuxième étape concerne la visite de l’Equipe d’évaluation au Niger en vue de la tenue de vastes consultations avec toutes les parties prenantes;

La troisième étape est dédiée à la rédaction du Rapport de l’Equipe d’évaluation du pays;

La quatrième étape consiste en la présentation par  l’équipe d’évaluation du pays de son Rapport au Secrétariat du MAEP et au Panel du MAEP;

La cinquième étape est consacrée à la présentation du Rapport d’évaluation du pays par le Chef de l’État ou de Gouvernement au forum du MAEP;

La sixième étape consiste à rendre public le Rapport de l’Equipe d’évaluation du pays et les actions connexes’’.

Il faut dire la décision d’adhérer au MAEP exige une lourde responsabilité car il est question d’évaluer la gouvernance par les pairs. C’est pourquoi apparent jusqu’ici il n’y a qu’une vingtaine de pays qui ont adhéré à ce mécanisme. Des partenaires assez rigoureux tels que la Fondation Mo Ibrahim, le PNUD, la BAD, la CEA et bien d’autres accompagnent le MAEP, apprend-on à l’issue de ce point de presse.

Abdoul Aziz Moussa