A la lecture du Conseil des ministres du vendredi 16/03/2018,  une des mesures qui fait du baume au cœur c’est bien celle relative aux évacuations sanitaires des ministres et parlementaires.

 Ce Conseil des ministres nous apprend à propos de la Communication du Ministre de la Santé Publique  que ‘’l’Hôpital Général de Référence dispose d’un personnel hautement qualifié et d’un plateau technique de pointe. Sa mise en service devra permettre de réduire de manière significative les coûts liés aux évacuations sanitaires à l’extérieur du pays. A cet effet, tout dossier médical d’évacuation sanitaire doit être soumis à l’avis préalable de l’Hôpital Général de Référence qui indiquera la nécessité ou pas de faire recours aux hôpitaux à l’étranger. Pour montrer le bon exemple, il a été décidé que désormais, les Ministres et les Députés ne feront l’objet d’évacuation aux frais de l’Etat que dans la mesure où les prestations concernées ne peuvent être fournies par l’Hôpital Général de Référence’’.

La réduction du train de vie de l’Etat est une forte attente de l’opinion publique nigérienne. La réduction de la taille du gouvernement, le renoncement à certains avantages ou subsides de la part des hauts responsables de l’Etat sont entre autres actions salutaires attendues du régime pour rassurer les Nigériens.

Ces gestes peuvent être économiquement insignifiants mais leur portée peut avoir de l’impact sur l’opinion des citoyens qui voudraient être convaincus que les princes qui nous gouvernent participent également à la lutte contre la vie chère.

Il est évident qu’il n’y a pas meilleure publicité pour l’hôpital de référence aux yeux des citoyens que de voir des responsables (ministres, députés, DGs et présidents des institutions) venir se faire consulter au niveau de ce joyau à la hauteur de leurs attentes, dit-on.

Dans le même ordre d’idée, qui ne serait pas sensible de voir les enfants des plus hautes autorités fréquenter l’école publique comme avant ? N’est-ce pas justement à tort ou à raison un argument des citoyens sur l’état de délabrement de l’école publique ?

Il faut dire pendant qu’il est temps, il urge d’aller au-delà de l’annonce pour justement stopper ces évacuations sanitaires fantaisistes arrangées où, apprend-on,  des gens usent et abusent pour se faire évacuer aux frais de la princesse. En voulant réguler ces évacuations, c’est un pas de géant dans le sens de la bonne gouvernance. D’ailleurs n’est-ce pas une contradiction si on se targue d’avoir un hôpital de référence et qu’on continue d’évacuer nos malades ailleurs ?

C’est plus de 5 milliards de nos francs que l’Etat pourrait économiser en mettant  en oeuvre cette mesure, apprend-on. Vivement que nos hôpitaux et l’école publique commencent à recevoir les dirigeants et leurs progénitures. Des symboles qui feront mouches dans l’optique de la renaissance culturelle.

 EMS