Hier, M. Maman Sayabou Issa, Procureur adjoint de la République a animé un point de presse sur la procédure d’arrestation des prévenus dans l’affaire du  dimanche 25 Mars dernier. Il a notamment répondu aux allégations des avocats qui avaient insinué que leurs clients n’auraient pas bénéficié de la procédure régulière.

Après l’arrestation des prévenus (leaders de la société civile et certains activistes), l’avocat Me Samna avait confié à la presse que ses clients étaient jetés aux soins d’un juge aux ordres. Une belle façon de dire que leurs clients n’auraient pas bénéficié de la procédure normale.

Selon l’adjoint du Procureur de la République,  M. Maman Sayabou Issa cette version n’est pas conforme à la vérité. A l’en croire, à cette étape, on est loin du procès pour faire croire à l’opinion que les prévenus seraient jugés et jetés en prison sans façon.

Il était simplement question selon le procureur d’un simple protocole administratif qui consiste à identifier le prévenu et lui dire ce pourquoi il est poursuivi. Et pour ce faire, le juge avait une vingtaine de dossiers à traiter, raison pour laquelle il  a préparé les imprimés la veille. A cette étape élémentaire, la présence de l’avocat n’est pas absolument nécessaire puisqu’il ne s’agit pas d’une plaidoirie.

Sur la procédure en tant que telle, M. Maman Sayabou Issa a dit qu’il incombe au procureur de la République de décider s’il faut poursuivre en flagrant délit, en citation directe ou confier le dossier à un juge d’instruction. Pour l’affaire du 25 Mars, le procureur a confié le dossier à un juge d’instruction parce que jusqu’à présent la police n’a pas mis la main sur certaines personnes qui courent toujours et la mairie n’a pas fini d’inventorier les dommages causés sur les biens publics et privés.

C’est pour cette raison selon M. Maman Sayabou Issa que les prévenus arrêtés sont mis sous mandat de dépôt, le temps que le juge mette à jour les différentes pièces du dossier. S’agissant des personnes arrêtées, le procureur a dit que le juge a eu suffisamment d’éléments avant de procéder à leur arrestation.

Le procureur a appelé les uns et les autres de faire confiance en la justice nigérienne. Il a rappelé que dans le même appel à manifester du dimanche dernier dans certaines localités les acteurs de la société civile qui avaient fait appel ont eu gain de cause. Il s’est interrogé pourquoi à Niamey les organisateurs à Niamey n’ont pas voulu faire appel.

 Selon M. Maman Sayabou Issa, il faudrait aussi que les citoyens acceptent le fait que dans un procès il y a toujours un gagnant et un perdant. Et le souci majeur du juge c’est de dire le droit. Une élégante manière de dire aux citoyens de se départir de l’attitude du mauvais perdant.

EMS