La révocation pour « faute lourde » des Maires de la Commune rurale de Dantchiao (département de Magaria), celui de la Commune rurale de Guidimouni (département de Damagaram Takaya) et le Maire de la Commune rurale de Gouna (département de Mirriah), tous relevant de la Région de Zinder, intervenue au dernier Conseil des ministres du vendredi 30 Mars dernier, cadre parfaitement avec l’engagement pris par le Chef de l’Etat de combattre les mauvaises pratiques dans la gestion de nos communes.

Selon nos informations, les sanctions prises à l’encontre de ces Maires indélicats font suite aux inspections diligentées par les services compétents qui ont décelés des graves anomalies dans la gestion de ces entités communales. Dans la plupart des cas, apprend-on, les responsables à la tête de ces communes avaient confondu les biens publics à leurs propres poches.

A noter que plusieurs autres Maires des différentes régions du Niger, reconnus coupables des manquements graves dans la gestion de leurs entités avaient déjà été renvoyés de leurs fonctions. Parmi eux, certains sont poursuivis devant les tribunaux. Dans certains cas, après la révocation d’un Maire, c’est le conseil municipal dans son ensemble qui est dissout et remplacé par une délégation spéciale.

Une telle opération d’assainissement mérite d’être étendue sur l’ensemble du pays, notamment au niveau de toutes les entités administratives, les sociétés d’Etat et offices afin de s’assurer de la bonne gestion des biens publics par les différents responsables à la tête de ces services étatiques.

M.O Issoufa