En cette fin de semaine, l’administrateur provisoire de la micro finance Asusu SA a fait une mise au point sur sa mission à travers un point de presse. Il a brossé un tableau assez accablant à l’encontre de la gestion de dame Réki Djermakoye.

L’expert en redressement des institutions financières en grise, M. Amadou Bachir a procédé à un bilan à mi-parcours de sa mission de redressement de Asusu SA en six (6) mois. C’est ainsi que face à la presse l’Administrateur Provisoire de ASUSU a expliqué qu’il a trouvé l’institution de micro finance comme suit: « 650 000 fcfa en caisse ; 8 millions de trésorerie ; 22 milliards d’emprunts bancaires ; 14 milliards de crédits ;8 milliards de différence et 1.4 milliards de détournements ; des indemnités non autorisés ; des mouvements non cohérents et Des détournements d’objectifs ».

C’est en substance ce que l’administrateur provisoire reproche, sans être exhaustif à la gestion de Reki Djermakoye. Il a martelé que ‘’tous les coupables de cette mauvaise gestion devront payer de leur acte’’.

Comme pour répondre à certains coupeurs de cheveux en quatre tendant à entacher sa mission, M. Amadou Bachir a fait cette sortie pour mettre en évidence le fondement des accusations contre la gestion de Réki et par ricochet la décision du ministère de tutelle de  sauver Asusu SA de la gabegie et de l’incurie sous la gouverne de l’ex Directrice générale.

Celle-ci a réagi via Facebook en ces termes : « Nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt le point de presse de l’administrateur provisoire de ASUSU S.A Mr Bachir Amadou. Comme indiqué dans nos communications précédentes, nous restons sur notre position de confier le dossier entre les mains du plus puissant, du plus juste et du tout miséricordieux; nous réaffirmons que sa volonté reste la nôtre. Nous n’avons pas de commentaire à faire en pareille circonstance pendant qu’une enquête judiciaire est en cours. Toutefois, nous aurons tout simplement voulu que les informations présentées au peuple Nigérien soient en conformité avec le rapport qui nous a été soumis le 18 juin 2018 devant huissier et l’inspecteur d’État en mission. Les Nigériens intéressés à mieux apprécier les informations devront s’orienter auprès de ces derniers; je reste persuadé qu’ils ont la conscience de leur serment. ».

Du moment où il est établi que l’affaire est en justice, il ne reste plus qu’à souhaiter justement que justice soit faite. Il est grand temps que l’opinion publique soit édifiée définitivement sur les contours de cette affaire.

Tiemago Bizo