Le Niger héberge beaucoup d’ONGs internationales auxquelles il a accordé l’autorisation d’exercer sur son territoire, conformément à ses lois et règlements. Mais dans la pratique, certaines de ces organisations, à l’image de l’ONG Oxfam, font autre chose que ce pour lequel elles ont demandé et obtenu de l’Etat, l’autorisation de s’implanter dans le pays. Oxfam fait partie de ces ONGS (Tournons la page, PCQVP) en synergie avec un lobby en France qui ont vainement tenté de boycotter la récente visite du président de la République en France.

Pour le cas de cette ONG, il a récemment été découvert, à travers un état de paiement de prise en charge des acteurs de la société civile arrêtés dans le cadre du combat contre la loi des finances 2018, que Oxfam est l’un des principaux bailleurs de fonds de ce collectif d’organisations qui s’oppose à l’application d’une loi votée par une écrasante majorité des représentants du peuple à l’Assemblée nationale.

Sur cet état de paiement signé par certains détenus, et dont nous avons obtenu une copie, un montant de 300 000 Fcfa est accordé par Oxfam, à chacun d’entre eux pour leur « prise en charge (trois repas par jour) ». Cet état de fait amène à se poser un certain nombre de questions. Que cherche Oxfam à travers ce soutien financier aux structures membres du Cadre de concertation et d’actions de la société civile nigérienne ? Semer le désordre dans le pays pour atteindre ses objectifs inavoués ?

Mieux encore, depuis quand au Niger, l’alimentation d’un détenu, gardé dans une maison d’arrêt est prise en charge par une ONG Internationale, fut-elle Oxfam ? De quel droit cette dernière s’ingère-t-elle dans les affaires intérieures du Niger ? Les responsables d’Oxfam bénéficient-ils d’une certaine protection au sein de l’appareil d’Etat qui leur permette de se comporter de la sorte ? Autant de questions que les nigériens se posent au vu des agissements troubles de cette ONG et de ses responsables.

Après avoir durablement terni son image dans des scandales sexuels comme c’est le cas en Haïti, où les autorités étaient obligées de demander son départ, Oxfam s’est aussi illustrée de la plus mauvaise des manières que les autres ONGs internationales dans le financement des projets d’instabilité dans certains pays en Afrique.

Au Sénégal, Oxfam s’est particulièrement distinguée dans le soutien et le financement des activités subversives mettant gravement en danger la paix et la cohésion sociale au sein de la population. Le cas du mouvement « Y’en a marre » qui recevait des appuis financiers d’Oxfam pour organiser des violentes manifestations contre l’Etat sénégalais est illustratif à plus d’un titre. C’est au vu de cette ingérence dans les affaires intérieures du Sénégal que les autorités du pays l’ont sommé de plier bagages. Une situation qui risquerait de lui arriver au Niger.

 Des sources bien informées soutiennent que dans tout pays en Afrique où Oxfam a déposé ses valises, elle a toujours soutenu des projets insurrectionnels en s’acoquinant avec la branche dure de la société civile et l’opposition. Aux autorités nigériennes de prendre ses responsabilités face à ces agissements d’Oxfam au nom de la stabilité du pays.

Oumar Issoufa

Niger Inter

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