Quand l’inconscience touche le fond des abîmes, on tombe si bas dans l’immoralité. Bien évidemment, est un être immoral celui qui s’attaque à ceux qui sont déjà morts. Certainement, cela n’étonne personne, si cela vient d’un mercenaire de la plume, un journaliste de la trempe de Nicolas Beau.

  Le Nicolas Beau, tout beau qu’il soit, n’est vraiment pas beau quand il a la main sur le clavier ou sur le papier. Il n’est pas beau, il est mercenaire. Un mercenaire est, avant tout, un anti modèle. Certainement, il nous dira qu’il a été payé et d’autres s’exclameront qu’il a eu son cachet. Le corrompu, c’est quelqu’un qui, en temps normal, devrait créer l’émeute quand il parle de corruption.

Nicolas Beau est un mercenaire. Il a, par là même, un corrupteur, oups, un payeur. Voilà, en fait, le méchant, celui-là qui l’a payé. Le méchant, est celui qui donne de l’argent, non pas pour qu’on soigne son image de marque, mais pour salir quelqu’un. Ici, quelqu’un dont il s’agit, c’est le Président de la République en personne. Dire du mal de sa mère morte pour toucher son amour propre et faire vite le parallèle. Par extension donc, le Président de la République est ce qu’a été sa mère. C’est ce que veulent dire le Nicolas Beau et son commanditaire aux Nigériens. Et la gestion du pays souffre de cela. Mais, ce qu’ils ne savent pas, quoiqu’on dise, les nigériens ont une fierté. Ils ont une fierté telle, qu’un étranger est assez trop vil pour dénigrer un compatriote. Le fait-il, c’est tout comme il s’en prend à eux tous, dans leur ensemble !

La gravité de la présente nicolaserie est que celle-ci s’en est prise à celui qui représente le Niger tout entier. Certainement, Nicolas Beau et compagnie ont attaqué la fierté des nigériens. La preuve, leur escapade communicationnelle des égouts a produit tout le contraire des résultats qu’ils ont escomptés. Très vite, les nigériens et leurs medias, tous bords confondus, leur ont rendu la monnaie de leur pièce. En effet, le lundi 21 Mai 2018, à la Maison de la Presse, responsables et professionnels des médias ont rendu public une déclaration dans laquelle ils ont fustigé de manière véhémente Nicolas Beau, son article et son commanditaire. Les mêmes sentiments de réprobation ont été partagés et continuent de l’être dans tous les médias, la rue et les réseaux sociaux.

La chose qui écœure encore, dans cette dernière nicolaserie, est avant tout, cet appel à l’armée nigérienne afin qu’elle fomente un coup d’Etat. Mais, un coup d’Etat de l’armée, à quelle fin ? Donner le champ libre à qui pour apporter quoi au peuple ? C’est dire pour autant, l’armée nigérienne doit faire son bruit de bottes au Palais de la Présidence et remettre en cause la démocratie. Ainsi, après moult controverses, controverses coutumières en pareilles circonstances, celle-ci organisera de nouvelles élections. Bien malin sera celui qui me dira qui gagnera ces élections. Il n’est guère évident que c’est celui qui a appelé au coup d’Etat qui va les gagner.

Renverser le Président de la République par la révolte populaire est, aussi, un autre appel lancé dans ce fumeux article de Nicolas Beau. La révolte populaire qui est tout à fait possible, selon ce journaliste, grâce à la montée de la contestation dans tous le pays. Contestation liée à la Loi de Finances 2018 et les problèmes scolaires. Mais, d’après le commanditaire de l’article, le peuple nigérien est un peuple faible. Alors, pourquoi faire appel à la révolte de celui-ci s’il est un incapable ? Autre chose encore, est-il sensé de verser son sang pour quelqu’un qui n’est pas prêt d’assumer sa révolte en venant sur place pendre la tête de celle-ci ?  Prendre des risques mesurés en restant dans sa zone de confort est une chose tout comme la révolution populaire en constitue une autre !

     Bassirou Baki

(Niger Inter Magazine N°012)