Les épreuves écrites du baccalauréat session 2018 débutent ce mercredi 11 juillet sur toute l’étendue du territoire national. Le ministre de l’Enseignement supérieur prévient que des mesures sont prises pour traquer les fraudeurs.

Après une année scolaire marquée par des perturbations, c’est l’heure de vérité pour les candidats à l’obtention du premier diplôme universitaire. Cette année, ils sont au total 59 812 candidats, dont 18 368 filles, soit 30,7% des effectifs autorisés à passer les examens du baccalauréat, soit une augmentation d’environ 13 000 candidats par rapport l’année précédente. Ils passeront les épreuves dans 125 centres repartis sur l’ensemble du territoire national. Parmi les 59.812 candidats, 56.743 candidats composeront pour le BAC secondaire général, 1.686 pour le BAC technique, 1.383 pour le BAC professionnel.

Á l’endroit des élèves, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Yahouza Sadissou, dans le message prononcé à la veille du démarrage des examens, il les a invités à ne compter que sur leurs propres efforts. « Je saisis cette occasion solennelle pour inviter et encourager les candidats à ne compter que sur leurs propres efforts, à bannir toute tentative de recherche des facilités par la fraude ou d’autres pratiques malsaines », a-t-il déclaré avant d’appeler les correcteurs, surveillants et tous les animateurs de jurys à plus de rigueur, tout en avertissant que  des dispositions sont prises pour traquer et mettre hors d’état de nuire tous ceux qui seraient tentés par les actes de fraude, de corruption ou de toute autre action assimilée. « Mon département, à travers le service des examens du BAC est plus que jamais déterminé à garantir la crédibilité des examens », a assuré le ministre de l’Enseignement supérieur.

La tenue de ces examens intervient après une année scolaire marquée par une série de perturbations, notamment les grèves observées par les scolaires à partir de février de 2018, suite à l’agression d’un enseignant chercheur à l’Université de Niamey par des étudiants, suivie de l’exclusion de certains membres de l’Union des étudiants nigériens à l’Université de Niamey (UENUN). Toutefois, des efforts consentis par les partenaires de l’éducation ont permis de sauver l’année scolaire et de pouvoir organiser les examens.

Ce qui constitue d’ailleurs un sentiment de satisfaction pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’Innovation. « Ma joie est d’autant immense, car nous sommes parvenus, grâce au concours de tous les acteurs de l’éducation, à sauver l’année 2017-2018, émaillée de perturbations », a-t-il. Le ministre a saisi cette opportunité pour remercier tous ceux qui ont contribué à ce succès. « Á tous ceux qui ont contribué à ce succès, j’adresse au nom du Président de la République, Chef de l’Etat, SE Issoufou Mahamadou, et au nom du Premier Ministre, Chef de Gouvernement SEM Brigi Rafini, mes sincères remerciements », a dit le ministre de l’Enseignement supérieur qui n’a pas manqué de saluer particulièrement « l’engament des enseignantes et des enseignants pour le sacrifice consenti dans l’opération de sauvetage » de l’année scolaire 2017-2018.

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