La lutte contre la corruption n’est pas un chantier mis aux oubliettes par les autorités de la 7è République comme le pensent certains nigériens. Le travail se poursuit sans grand bruit mais avec méthode et détermination au niveau des institutions et organes en charge de mener ce combat pour lequel le Chef de l’Etat y tient fermement.

A la Haute autorité de lutte contre la corruption et les infractions assimilées Halcia, tout comme au niveau de l’Inspection d’Etat et la justice, un remarquable travail est en train d’être mené pour extraire de nos mœurs cette gangrène qui annihile tous les efforts de développement que l’Etat et ses partenaires déploient pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

La décision prise par la Délégation spéciale de Niamey d’annuler toutes les attributions de places sur le nouveau site de recasement des commerçants de l’ancien marché Djamadjé suite aux contestations et plaintes des commerçants déplacés des Marchés Djamadjé et Tagabati, suivie de l’arrêté du Ministre de l’Intérieur en date du 4 juillet dernier, qui suspendait Madame Mounkaila Halimatou, de ses fonctions de membre de la délégation spéciale de Niamey, suite aux irrégularités constatées dans l’attribution des espaces aux commerçants déguerpis de ces Marchés, prouve que le chantier de la lutte contre la corruption et autres mauvaises pratiques en matière de gouvernance se poursuit de plus belle.

Outre le cas de la première responsable de l’Arrondissement communal Niamey II, beaucoup d’autres dossiers en la matière continuent à être traités, tant au niveau de la Halcia que de l’Inspection générale d’Etat et la justice. C’est un combat de longue haleine qui n’a pas besoin de précipitation au risque d’être bâclé.

D’ailleurs, c’est du fait de sa complexité que certains nigériens, oubliant le principe de la présomption d’innocence et l’exigence que requiert tout travail d’investigation, ont comme l’impression que la lutte contre la corruption que le président Issoufou leur a promis n’est qu’un simple slogan politique pour amadouer les partenaires extérieurs ou juste pour régler des comptes aux adversaires politiques. Mais avec le temps, l’on comprendra que la lutte contre la corruption ne saurait se faire dans l’improvisation et la précipitation.

 Oumar Issoufa