Après une année scolaire marquée par des cours théoriques et pratiques, c’est l’heure de vérité pour les candidats inscrits au BTS d’Etat dont l’organisation revêt cette année une innovation majeure.

Les épreuves écrites et orales pour l’obtention du Brevet de technicien supérieur (BTS) d’Etat ont débuté hier lundi 26 août sur toute l’étendue du territoire national. Cette année, ils sont 2950 candidats autorisés à subir pendant deux semaines, les épreuves écrites, orales et pratiques du BTS à l’issue desquelles ils obtiendront un diplôme professionnel. Repartis dans quatre centres,  que sont Niamey, (qui représente le plus grand centre avec  2465 candidats composant dans 9 jurys), Maradi, Zinder et Tahoua, les candidats composeront dans 19 filières repartis dans 12 jurys.

Au niveau des différents jurys de la capitale on assure que toutes les dispositions ont été prises pour assurer un bon déroulement des épreuves. « Toutes les mesures ont été prises, nous avons suffisamment de surveillants, nous avons une équipe de secrétariat qui est étoffé, qui aide les différents présidents des jurys à mener à bien leurs différentes activités et nous sommes suffisamment sécurisés », rassure le comité d’organisation du BTS session 2018

Dans le message qu’il a livré à la veille du lancement du BTS d’Etat tenu à Maradi, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Yahouza Sadissou, a invité les candidats à ne compter que sur leurs propres efforts. « Sur instruction du président de la République, le gouvernement a pris toutes les dispositions pour accompagner le système éducatif à tous les niveaux et notamment à l’enseignement supérieur », a-t-il indiqué.

Une innovation majeure

Plusieurs innovations ont été apportées à l’organisation de ce premier diplôme  professionnel d’études supérieures dont l’Etat du Niger s’est chargé d’organiser depuis plusieurs années. La principale innovation est l’interdiction aux élèves qui ne détiennent le baccalauréat de composer. « Nous avons tout simplement décidé cette année d’interdire toux ceux qui n’ont pas le bac de faire le BTS », a déclaré face à la presse, le ministre de l’Enseignement supérieur, Yahouza Sadissou.

Il faut dire que dans les années antérieures, il est permis aux élèves de s’inscrire au BTS sous réserve de l’obtention du baccalauréat. Il se trouve que de nombreux élèves admettent au BTS et certains vont jusqu’à la licence mais ils n’ont pas le bac, ce qui est une grosse anomalie dans notre système d’enseignement. « Nous avons cette année fait appliqué les textes », a-t-il expliqué, soulignant que le gouvernement accorde une place importante dans la qualité de notre enseignement à tous les niveaux.

Du reste, l’application de la loi a fait que cette année, le nombre de candidat s’est considérablement réduit. Ainsi, alors que l’année dernière le nombre de candidats avoisinait les 6 000 candidats, cette année, il tourne autour de 3000, soit une réduction de près de 55%.

Pour rappel, antérieurement, les instituts et écoles professionnels organisaient chacun son examen de BTS. Mais face à l’importance de ce diplôme et afin de garantir la qualité de l’enseignement supérieur, le gouvernement du Niger a décidé désormais d’organiser des épreuves uniques dénommé BTS d’Etat, tout comme dans le secteur de la santé où il a été décidé d’organiser un examen unique de certification.

Almoustapha Boubacar

Niger Inter

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