A l’expiration du préavis déposé la mardi 7 août dernier, les enseignants permanents de l’ENAM de Niamey ont entamé une grève illimitée.

C’est une première au sein de la première école supérieure de formation professionnelle du Niger. Les enseignants permanents de l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (ENAM) ont entamé le lundi 13 août, une grève illimitée. Par cet arrêt de travail, le Syndicat des enseignants permanents de l’ENAM réclame le paiement de salaires des mois de juin et juillet 2018, auquel s’ajoutent les frais de vacation pour les cours complémentaires, les corrections des cours de vacances, de stages et de mémoires. « Nous avons déposé le préavis depuis le 7 août mais jusqu’à présent personne ne nous a appelé pour une quelconque négociation », a déploré le secrétaire général du syndicat des enseignants permanents de l’ENAM, Mamane Saley.  Selon lui, les cours devraient prendre fin le 24 août et cette grève coïncide avec le démarrage, ce mardi, des soutenances  des mémoires des niveaux II.

Il faut dire que c’est l’une des écoles nigériennes qui n’a jamais enregistrées d’année blanche, des années absorbées ou des retards  dans le déroulement de l’année. « Chaque fois on fait une violence sur notre programme pour pouvoir finir l’année. Mais dans l’impossible nul n’est tenu », regrette Mamane Saley. «On ne peut pas continuer à travailler alors qu’on n’est pas payé. C’est difficile pour nos militants de continuer puisque ça fait deux mois qu’on n’a pas été payé », insiste-t-il.

Pour mémoire, l’ENAM de Niamey a été créée le 18 juin 1960 sous l’appellation du Centre de formation administrative. L’ancêtre de l’ENAM sera transformé le 9 août 1063 à l’Ecole nationale d’administration avec le niveau I et le niveau élémentaire. Elle sera érigée en juin 2005 Ecole nationale d’administration et de la magistrature par la loi 2005-17 du 13 juin 2005. Avec un statut d’établissement public à caractère administratif, l’ENAM jouit de l’autonomie financière et la personnalité juridique et morale. Elle est placée sous la tutelle administrative du cabinet du Premier ministre. Elle est reconnue pour la qualité de ses formations et a formé l’essentielle des cadres nigériens, parmi lesquels, le locataire actuel de la Primature.

Almoustapha A