«Pour l’opposition l’article 8 est conçu pour nuire à Hama Amadou. L’opposant vit en exil en France après sa condamnation à un an de prison pour une affaire de trafic de bébés. Moussa Harouna est membre politique du MNSD, il rappelle que Hama Amadou était au départ favorable à cet article aujourd’hui source de litige.

Moussa Harouna : Cet article 8 -là date depuis que vraiment  la démocratie s’est réellement installée au Niger. Depuis le premier code électoral donc depuis 1992. L’article 8 a toujours dit un an qui vous empêche d’être candidat ou d’être électeur. Je rappelle qu’en 2004, je suis représentant de Hama Amadou pour rédiger le code électoral de 2004 et Hama sa proposition c’était supérieur ou égal à un an.

Mais Hama de sa propre personne a beaucoup insisté  sur cet article, je le comprends très bien, quand votre cheval de course n’est pas effectivement partant, ça vous dérange et il faut sortir, il faut faire toutes les manœuvres possibles pour manipuler l’opinion nationale et internationale pour amener les gens à dire il faut faire de l’arrangement pour un tel mais nous en tant que responsables politiques nous pensons que nul n’est au-dessus de la loi.

Hama n’est pas le seul concerné, ils sont une vingtaine de nigériens qui sont concernés par rapport à cet article. Et je crois qu’il faut s’assumer ».

Propos recueillis par Moussa Kaka

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