Le vendredi dernier, s’est déroulé au palais des Congrès, l’atelier national de validation de l’étude d’évaluation de la situation sécuritaire et socioéconomique des zones touchées par l’extrémisme. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la Directrice adjointe du cabinet du président de la République, Madame Hadiza Ousseini en présence du Directeur du Centre National d’études stratégiques et sécurité (CNESS) et des personnalités civiles et militaires.

Dans son allocution de bienvenue, le Colonel Mahamadou SEIDOU MAGAGI a déclaré : « Depuis 2011, la dégradation de la situation sécuritaire dans notre sous-région impacte notre pays. Les attaques terroristes récurrentes contre nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et nos populations ont nécessité la prise et la mise en œuvre de l’état d’urgence dans la région de Diffa en 2015, puis dans les régions de Tahoua et Tillabéry en 2017. Cette mesure exceptionnelle a été suivie, dans les régions concernées, par un certain nombre de décisions visant toutes à sécuriser les populations face à la menace. La sécurité a ainsi été restaurée ici et là même si elle reste fragile ».

Pour le Colonel Mahamadou SEIDOU MAGAGI, s’il est admis que l’état d’urgence, de part son caractère exceptionnel, a forcément des conséquences sur la vie des populations, la nature et l’ampleur de celles-ci restent à déterminer. Selon lui, « c’est dans ce contexte que le CNESS, bénéficiant de l’appui technique et financier du Programme P4P de l’USAID, a décidé de conduire une étude pour évaluer l’impact des mesures prises suite à l’état d’urgence sur les populations dans les 3 régions concernées. »

Cette étude a duré trois (3) mois, du 26 juillet au 30 octobre 2018 et a abouti à la production d’un rapport provisoire. C’est ainsi, après les 3 ateliers régionaux organisés en début de semaine, cet atelier national est l’ultime étape pour valider la présente étude d’évaluation, a dit le Directeur du CNESS.

Quant à la Directrice adjointe du cabinet du président de la République, Madame Hadiza Ousseini, elle a précisé que : «  l’objectif général de cet atelier est de présenter et valider les résultats de l’étude aux autorités nationales, aux responsables des organisations socioprofessionnelles, aux responsables de la société civile et les acteurs de la prévention et de la lutte contre l’extrémisme violent ». Et d’ajouter, de manière spécifique, cet atelier vise à informer toutes les autorités des résultats issus de l’étude ; recueillir des recommandations qui alimenteront le futur plan d’action, et de créer le cadre d’une approche inclusive et participative de l’adoption du rapport final.

Madame Hadiza Ousseini a par ailleurs rappelé que pour protéger les populations concernées et préserver l’intégrité du pays, l’Etat du Niger a instauré des mesures juridiques, administratives et militaires communément appelé ‘’état d’urgence’’ dans trois régions du pays victimes d’extrémisme violent à savoir Diffa, Tahoua et Tillabery. Elle a également les efforts importants consentis par le Niger sur le plan sécuritaire.

Rappelons que le Projet ‘’Partenariats Pour la Paix’’ de l’USAID vise à renforcer la capacité de l’Afrique de l’Ouest pour prévenir l’extrémisme violent. Il a pour objectifs d’améliorer la capacité de l’Afrique de l’Ouest pour prévenir et contre l’extrémisme violent en réalisant les objectifs suivants :

  • Une meilleure compréhension de l’extrémisme violent et la connaissance de ses approches en Afrique de l’Ouest
  • Un leadership accru des gouvernements et des sociétés civiles de l’Afrique de l’Ouest en matière de prévention de l’extrémisme violent
  • Une amélioration de la coordination régionale des efforts entrepris en matière de prévention de l’extrémisme violent.

Abdoul Aziz Moussa

 

 

 

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