Camarades membres du Comité exécutif national du PNDS-Tarayya
Chers amis Leaders de la MRN et de l’APR,
Chers camarades militantes et militants du PNDS-Tarayya,
Chers camarades, 
Chers amis,

Je voudrais avant toute chose, commencer par remercier les Leaders des partis membres de la MRN et de l’APR pour leur présence à nos côtés cet après-midi à l’occasion de cette manifestation que nous organisons pour commémorer le 28eme anniversaire de notre parti.
Je voudrais vous dire, chers amis Leaders, qu’à mesure que nous nous connaissons, nos relations ne cessent de se raffermir, soute-tendues en cela par une convivialité et une solidarité toujours plus soutenues. Le Président de la République qui n’est pas peu fier de cet état de fait ne cesse de nous exhorter à cultiver encore plus l’unité et la solidarité entre nous. Il a pour vous tous la même estime et le même respect que vous lui témoignez et c’est assurément là que réside le secret de la solidité de l’édifice politico-institutionnel que nous avons mis en place, à travers ce gouvernement qui constitue une base ferme pour la stabilité de notre pays.

Chers camarades,
Cette année aussi, nous n’avons pas pu célébrer l’anniversaire de notre parti à la date du 23 décembre, à cause de la proximité de celle-ci avec la fête organisée le 18 décembre à Zinder, commémorant la proclamation de la République. En effet, beaucoup d’entre nous étaient à Zinder et ont pu pour la circonstance témoigner de la qualité des ouvrages réalisés dans le cadre de la modernisation de cette ville d’une part et de l’enthousiasme des populations profondément reconnaissantes, d’autre part. Ce programme de modernisation des villes tel que mis en œuvre, procède d’une merveilleuse intuition du Président Issoufou qui aura ainsi doté nos principales villes d’infrastructures qui en ont littéralement changé le visage et profondément amélioré le cadre de vie des populations urbaines. À cet égard permettez-moi de vous avouer qu’après Dosso Soga et Maradi Kolliya, j’ai été en proie à un grand doute quant à nos capacités à poursuivre un programme aussi volontariste. Grâce aux correctifs apportés à mesure que les leçons ont été tirées, voilà que de belles ambitions ont été réalisées, prouvant en effet que la volonté est le trait d’union entre les promesses et le changement.

Chers camarades, chers amis,
ces réalisations ont d’autant plus de mérite qu’elles ont été exécutées alors même que le pays fait face à une situation sécuritaire qui aurait pu faire sombrer le gouvernement dans une totale apathie et servir de prétexte bien commode contre toute action volontaire, dans quelque domaine que ce soit.

S’agissant justement de l’insécurité, permettez-moi d’exprimer mes sentiments de grande fierté au lendemain de la grande victoire que viennent de remporter, en ce début d’année, nos forces contre les terroristes de Boko Haram dans les îles du lac Tchad. Ce furent en effet près de 300 d’entre eux qui ont été mis hors d’état de nuire, dans une opération combinant des moyens variés conduite par des chefs militaires engagés et des sous-officiers et hommes du rang volontaires. Cet épisode, à nul autre comparable depuis que cette guerre a commencé, a généré au sein des populations de la région de Diffa un sentiment de confiance absolument indispensable après quelque temps d’incertitudes.

C’est le lieu de rendre hommage aux hommes qui nous ont fait ce beau cadeau de nouvel an. Que Dieu les bénisse et leur donne longue vie.

Je voudrais également rendre un vibrant hommage à toutes nos forces de défense et de sécurité, sollicitées jour et nuit, dans les villes comme en campagne, notamment sur tous les nombreux fronts de nos frontières. Grâce à leur patriotisme et à leur engagement notre pays reste stable sur ses bases. Nous savons ce que cela signifie d’être séparé de sa famille, de vivre dans les conditions spartiates des fronts de guerre toujours en mouvement, d’endurer les intempéries, de faire face à la hantise permanente liée aux risques des engins explosifs et de tous les autres moyens perfides utilisés par un ennemi sans foi ni loi. C’est pourquoi notre gratitude à l’endroit de nos soldats est infinie.

Je voudrais aussi avoir une pensée pieuse pour tous ceux qui, dans ce combat contre le terrorisme, sont morts pour leur pays laissant derrière eux veuves et orphelins. Que Dieu leur réserve le meilleur des accueils en son paradis. De même je prie le Tout Puissant d’assister ceux qui sont blessés afin qu’ils se rétablissent le plus rapidement possible.

Si au lac Tchad nous avons gagné une bataille, la guerre n’en continue pas moins tout à côté au Nigeria, marquée récemment par des épisodes de réels succès du terrorisme, ce qui commande de notre part un état de veille permanent et une volonté à toute épreuve.

Le Président de la République, en ce qui le concerne ne ménage aucune énergie ni aucun moyen pour que nos forces soient à la hauteur de tous ces défis.

Ainsi, à la tête du G5 Sahel il a conduit une action diplomatique avisée et énergique qui a consacré de grandes avancées que la communauté internationale se doit de contribuer à mettre en musique en vue des objectifs définis, tant sur le plan militaire qu’économique.

Chers camarades, chers amis,
sur le plan strictement politique le débat entre les partis de l’opposition et le gouvernement reste toujours marqué par les mêmes comportements comme si nous étions condamnés à tourner en rond. Pourtant les choses, dans la réalité, ont bien avancé et la raison commande qu’il en soit pris acte. La CENI en tout cas est en train d’exécuter son programme conformément à l’agenda qu’elle a rendu public. Elle vient de procéder au choix de l’opérateur technique qui sera chargé de l’enrôlement biométrique des électeurs. Elle va bientôt publier un appel à candidature à l’attention de tous ceux qui souhaiteraient être engagés dans les équipes chargées du recensement. Les opérations de recensement sont prévues pour commencer vers le mois d’avril et ce pour une durée de trois mois.

Ce qu’il faut savoir c’est que seules les personnes qui passeront devant les équipes de recensement seront enrôlées et seules elles pourront voter en présentant au bureau de vote leur carte biométrique sur laquelle figureront leur photo et leurs empreintes digitales. Il n’y aura plus personne qui pourrait voter, au moyen d’un faux témoignage, en empruntant la carte d’autrui. Il n’y aura pas davantage de listes électorales truffées de personnes fictives. Cela est une véritable révolution et mettra ainsi fin aux formes les plus courantes des fraudes qui ont jusqu’ici eu cours lors de nos élections.

Ce qu’il faut également savoir c’est que les équipes de recensement vont faire leur travail en présence des délégués des partis politiques dans toutes les communes, dans tous les villages à travers les commissions administratives qui seront bientôt installées à cet effet.
Une fois les cartes éditées, ce sont les mêmes commissions administratives qui seront chargées de les distribuer.

Ce qu’il faut enfin savoir c’est que le vote ne sera pas électronique. Il sera manuel, comme d’habitude. Les procès-verbaux seront sur papier comme d’habitude et des récépissés seront remis aux délégués des partis politiques comme de tradition.

Chers camarades, chers amis,

Il y’a de cela 3 mois, à l’initiative du Premier Ministre, Président du CNDP, un comité composé des représentants des partis de la Majorité, de l’Opposition et des non affiliés a été mis sur pied pour revisiter le code électoral et y apporter tous les changements nécessaires en vue de renforcer les conditions d’élections libres et transparentes. Dans notre esprit à nous, seuls 2 articles devraient véritablement faire l’objet d’un débat et de certains changements éventuellement. Il s’agit de l’article 12 relatif à la composition de la CENI et l’article 80 relatif à la composition des bureaux de vote.

S’agissant de l’article 12, très tôt notre mouvance a fait droit à la remarque de certains partis de l’opposition critiquant le fait que les 3 représentants de l’administration publique à la CENI qui en compte au total 13, sont politiquement marqués et causent de ce fait un certain déséquilibre au sein de cette institution. À l’occasion des discussions du comité ad hoc un amendement a été apporté à cet article consistant à conférer un statut de membres sans voix délibérative à ces 3 personnes.

De même le nombre des représentants des partis politiques à la CENI a été rehaussé conformément aux vœux des partis de l’opposition, tout en préservant le caractère paritaire de cette représentation.

L’article 12 comporte, par ailleurs, une vraie lacune en ce sens qu’il impose à tous les candidats éventuels à l’élection présidentielle de se reconnaître à travers les représentants permanents des partis de la Majorité ou de l’Opposition. Cette lacune a été corrigée à travers un amendement qui dispose que chaque candidat à l’élection présidentielle a le droit de désigner un représentant à la CENI aussitôt sa candidature validée par la Cour constitutionnelle, des lors qu’il n’est pas déjà représenté à travers les représentants permanents des partis politiques à la CENI.

Faut-il rappeler que le problème des représentants des candidats à la CENI ne se pose pas en ce qui concerne les élections législatives, régionales et municipales car le code électoral dans sa mouture actuel a déjà consacré le principe de représentants de toutes les listes des candidats à la CENI à tous ces échelons?

Un autre amendement a été proposé concernant l’article 12, en vertu duquel les partis de la Majorité ainsi que de l’Opposition auront 1 représentant pour chaque groupe au bureau même de la CENI, une façon de les associer aux décisions au niveau le plus élevé de cette institution.
S’agissant de l’article 80, relatif à la composition des bureaux de vote, le code actuellement en vigueur, contrairement au code antérieur ne dispose pas que le bureau de vote doit respecter la configuration du paysage politique ( ce qui de toute façon n’est pas possible si les mots ont un sens) et ne permet plus, pour le coup, aux partis politiques de nommer les présidents et secrétaires des bureaux de vote hors de toute responsabilité de la CENI qui est l’organe chargé de l’organisation du vote. La raison de la modification de cet article réside dans le fait que certains partis politiques ou candidats n’ayant pas parfois, sinon souvent de cadres dans toutes les circonscriptions électorales ont tendance à mettre des personnes à peine alphabétisées, voire des enfants, au titre de leurs quotas, comme présidents ou secrétaires des bureaux de vote. Cela a eu pour conséquence le rejet de plus de 400 000 procès-verbaux de bureaux de vote, jugés non conformes à l’occasion du 1er tour de l’élection présidentielle de l’année 2016, ce qui représente près de 10% des suffrages exprimés. Les résultats d’une élection peuvent être faussés pour moins que ça.

Toutefois sur cette question, nous restons totalement ouverts, l’essentiel étant de responsabiliser la plénière de la CENI locale en lui permettant d’exiger des diplômes conséquents aux personnes devant assumer des responsabilités de présidents et secrétaires des BV et ce même dans le cadre d’une formule qui prend en compte la donne des partis et candidats en compétition.

Faut- il, par ailleurs, rappeler que le code électoral consacre en vérité la représentation des partis politiques dans les bureaux de vote à travers les Délégués des candidats dans lesdits bureaux?

Chers camarades, chers amis,

Comme vous pouvez le constater, il n’y a rien qui aurait pu empêcher que les partis politiques s’entendent à l’occasion de leurs dernières discussions, sauf la volonté obstinée des partis de l’opposition de refuser tout accord sur une question de portée symbolique aussi forte que les élections. C’est cela qui explique leur participation tardive à ces discussions et l’introduction par eux du faux débat sur l’article 8 alors que jusqu’à une date récente, ils ignoraient même l’existence de cet article. Pourtant, comme reprise du code pénal, il a toujours figuré tel quel dans toutes nos lois électorales depuis 1992.

En ce qui nous concerne, nous participerons à la prochaine réunion du CNDP et à cette occasion nous validerons toutes les réformes préconisées par le Comité ad hoc qui seront par la suite endossées par le gouvernement et transmises à l’assemblée nationale qui les adoptera. Ce faisant nous doterons notre pays d’une loi électorale conforme aux standards internationaux et nous lui donnerons la chance d’organiser les élections les plus transparentes de notre histoire.
Dois-je rappeler à l’opposition que sa stratégie du boycott systématique du processus électoral est contre productive dès lors qu’à partir des prétextes dérisoires qu’elle invoque aujourd’hui, elle ne peut demain boycotter les élections?

Chers camarades, chers amis,
Au lieu de prendre part au processus électoral et se trouver une bonne occupation en renonçant à ses illusions apocalyptiques qui l’ont épuisée, l’opposition pour le moment se consume à imaginer les catastrophes qui vont s’abattre sur le PNDS. C’est à croire que les réseaux sociaux et les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont été inventés pour faire souffrir l’opposition nigérienne. Confondant virtuel et réel tout son effort consiste à inventer des scénarios plus funestes les uns que les autres, basés sur des supposées divisions au sein de notre parti appelées à le faire bientôt voler en éclats.

Je voudrais ici leur dire que cette entreprise n’aura pas plus d’effets que la campagne qu’ils avaient menée il y’a quelque temps faisant alors état de dissensions entre le Président de la République et moi. Tout comme cette campagne s’est estompée sans que presque personne ne s’en aperçoive, la campagne actuelle aussi s’éteindra par un effet d’usure naturelle propre aux choses factices . En vérité, nous sommes en droit de nous réjouir du fait de voir nos adversaires perdre tout leur temps à faire ces conjectures et à y investir tant de leur énergie cérébrale. C’est la preuve qu’ils sont aux abois et qu’ils ne comptent plus sur leurs capacités intrinsèques pour vaincre mais espèrent leur salut du ciel.

Ce que je veux que les militants et sympathisants du PNDS ainsi que nos amis retiennent, c’est que le choix du candidat du PNDS- Tarayya à la prochaine élection présidentielle se fera dans les conditions de la grande tradition de consensus de notre parti et qu’il ne donnera lieu à aucune discorde, ni même à quelque tension. Je vous en fais la promesse de la façon la plus solennelle au nom de tous les camarades de la direction du parti. Nous irons par conséquent à ces élections dans la cohésion et l’unité afin de garantir le succès de notre parti car la seule façon pour nous de rendre hommage au Président Issoufou Mahamadou et au travail qu’il a accompli pour notre pays sera de poursuivre l’œuvre qu’il a si bien entamée. Or à cet hommage, vous le savez, nous ne faillirons jamais.

C’est sur cette belle promesse que je voudrais m’arrêter en souhaitant joyeux anniversaire à tous les militants du PNDS- Tarayya et souhaiter à tous une bonne et heureuse année 2019.

Longue vie au PNDS-Tarayya,
Vive la MRN
Vive l’APR 
Vive le Niger
Je vous remercie

Niger Inter

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