Le président Issoufou Mahamadou, président en exercice du G5 Sahel jusqu’au 5ème sommet des Chefs d’Etat, tenu le 5 janvier dernier à Ouagadougou, a passé le témoin à son homologue Roch Christian Kaboré, président du Faso, après une mandature couronnée de succès.

Durant son mandat, le président Issoufou a réussi, grâce au leadership qu’il incarne, à faire mobiliser assez des ressources pour le parachèvement du processus de l’opérationnalisation de la force conjointe. « 414 millions d’euros mobilisés à la conférence des partenaires organisée le 23 Février 2018 à Bruxelles », auxquels s’ajoutent « 431 millions d’euros promis par des partenaires » dont environ « 267 millions effectivement versés », a déclaré le président Issoufou Mahamadou, dans son discours d’ouverture du 5ème sommet ordinaire du G5 Sahel.

La dynamique de mobilisation des ressources, mise en place par la présidence nigérienne du G5 Sahel, s’est poursuivie avec la création du fonds fiduciaire devant recevoir les contributions des partenaires.

Dans le même ordre d’idée, un travail remarquable a été fait par les organes du G5 Sahel, à savoir le Conseil des Ministres, le Secrétariat permanent et le Comité de défense et de sécurité, ce qui a permis l’entrée en action des différents fuseaux, notamment le fuseau Centre, regroupant le Niger, le Burkina Faso et le Mali.

Ce dernier, en parfaite collaboration avec la force Barkhane, a mené plusieurs opérations de terrain. Des opérations qui se sont soldées par des victoires éclatantes, car des « foyers jihadistes qui opèrent dans la région ont été démantelés et mis hors d’état de nuire », apprend-on.

L’occasion pour le président Issoufou de se réjouir de la signature des accords de coopération entre la force conjointe du G5 Sahel et la force Barkhane d’un côté et la MINUSMA de l’autre.

« Le Centre de fusion des renseignements installé à Niamey est aussi opérationnel », tandis que « la Plateforme Régionale de Coopération en Matière de Sécurité et ses démembrements nationaux ont pu commencer leur échange », a-t-il dit.

Par contre, le président en exercice sortant du G5 Sahel a regretté le fait que jusque-là, « nous ne soyons pas encore parvenus à placer la force conjointe sous le chapitre 7 de la Charte des Nations-Unies ».

D’autres avancées ont également été obtenues sous la mandature nigérienne du G5 Sahel, notamment le parachèvement du processus de mise en service du Collège de Défense du G5 Sahel de Nouakchott, « entré de plein pied dans ses activités, tout comme à Bamako où les activités dudit Collège ont démarré depuis le mois de Mai 2018 », a déclaré le président Issoufou Mahamadou.

S’agissant de l’Académie Régionale de Police de N’Djamena, « elle sera très bientôt opérationnelle », a-t-il indiqué. A ceux-là, il faut ajouter la mise en place récente à Niamey, du réseau des Institutions Nationales de Défense des Droits de l’Homme (INDH) du G5-Sahel.

Pour ce réseau, a dit le président Issoufou, « nous attachons beaucoup de prix à cette dimension de notre combat qui nous permet de nous démarquer des actes barbares de l’ennemi, tout en consolidant la trinité peuple-Gouvernement et armée dans nos pays respectifs, ce qui permet de prévenir par ailleurs les conflits intercommunautaires que se propose d’exploiter le terrorisme ».

De ce bilan dressé par le président en exercice sortant du G5 Sahel, force est de reconnaitre que la mandature du Niger à la tête de cette organisation a été d’un grand succès.

 

Oumar Issoufou

Niger Inter

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