Le départ du Président Issoufou à la fin de son second mandat ne fait plus polémique. Même ceux qui ont fait de la fixation sur cette question avec des arguments les uns plus saugrenus que les autres, ont fini par se rendre compte à l’évidence que leurs litanies ne font plus recette et plus personne n’y croit. Les marchands d’illusion de ces scénarios alarmistes ont fini tout simplement par réduire comme peau de chagrin. Quid du cheval de Troie à savoir le deal Issoufou/Salou Djibo annoncé par un leader politique depuis l’Hexagone ?

 A l’épreuve des faits, toutes les régions ont fini par approuver la décision du Comité Exécutif (CEN) du PNDS Tarayya qui a décidé que ce soit Bazoum Mohamed qui sera le candidat du parti. A deux ans de la fin du mandat du Président Issoufou, son parti n’hésite plus à désigner son dauphin. Une première en Afrique où cette question est souvent taboue.

 Mais au PNDS si on peut aisément en parler, c’est parce que le Président Issoufou en démocrate et républicain convaincu ne fait aucun mystère sur sa volonté de quitter le pouvoir à la fin de ses deux mandats légaux. Il en est convaincu : il n’y a pas d’homme providentiel et irremplaçable, aime-t-il souvent marteler. « Moi, je suis un démocrate dans l’âme (…) je n’ai pas cette arrogance de penser que je suis un homme providentiel irremplaçable ». L’opinion publique lui reconnait sa clarté sur cette question. C’est en effet une constante : «Je suis un démocrate. Et la preuve, en 2021 je m’en vais, c’est mon dernier mandat et je n’ai pas l’intention de triturer la constitution», a-t-il confié à la presse à l’occasion d’une visite en France en juin 2018.

Ou encore : « Une de mes plus grandes ambitions, c’est d’organiser en 2021 des élections libres et transparentes et de passer le témoin à un autre Nigérien que les Nigériens auront choisi », dans un entretien avec Télé Sahel, à l’occasion du premier anniversaire de son investiture pour un second mandat le 2 avril 2016.

Issoufou Mahamadou est connu comme l’homme de la parole. Pour avoir combattu le tazarce, il est en train de mettre en évidence l’idée que sa posture d’hier relève de son intime conviction. Le chef de l’Etat a constamment déclaré certitude : « le Niger a besoin d’institutions démocratiques fortes » pour cela, « il faut qu’il y ait une respiration démocratique avec des alternances » au pouvoir.

Le Président Issoufou est en passe de gagner ce pari au grand dam de ses détracteurs. L’homme des grands défis sait comme tout grand leader qu’il y a plus de plaisir à quitter le pouvoir que de s’en accrocher. Et nul doute, même après le pouvoir, Issoufou Mahamadou ne chômera pas. Il sera très présent dans les grands rendez-vous et rencontres stratégiques de ce monde. Une icône nigérienne qui sera vénérée par ses adversaires les plus farouches d’aujourd’hui !

EMS

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