Le lundi 15 Juillet 2019 s’est ouverte à Niamey, dans la Salle Croix du Sud de l’Hôtel Gaweye, la 1ère réunion de l’année 2019 de l’inter sous-comité du Comité Interparlementaire de l’UEMOA (CIP-UEMOA) sous la présidence  de l’Honorable Adama Sosso, Vice-président du Sous-comité des Affaires Générales et Institutionnelles. Une quinzaine de parlementaires issus des pays membres de l’UEMOA étaient présents.

Au cours de cette réunion dont la clôture est prévue le 20 Juillet 2019, les parlementaires examineront et adopteront d’abord les projets d’ordre du jour et de calendrier de travail avant de porter leur attention sur deux communications qui leur seront présentées.

La première communication va être axée sur « la démocratie et la non limitation de mandat : débats d’orientations pour les parlements »  et la seconde portera sur « le rôle des parlements dans la promotion de la paix et du développement à l’ère de l’innovation et du changement technologique ».

S’adressant à ses collègues réunis, l’Honorable Adama Sosso a, d’abord, souligné qu’en « tant que représentants du peuple et animateurs de la démocratie, nous savons tous aujourd’hui que la question de la limitation des mandats électoraux est une préoccupation qui cristallise les débats de la vie politique dans de nombreux pays en Afrique de l’Ouest y compris et surtout dans les pays de l’UEMOA ». D’après lui, « il est apparu clairement que la démocratie ne peut fonctionner clairement que si elle se dote de certaines limites qu’elle juge légitimes et raisonnables ».

Le Vice-président du Sous-comité des Affaires Générales et Institutionnelles a, ensuite, attiré l’attention des députés présents sur l’importance des parlements en tant que gardiens de la Constitution et selon lui « tous changements constitutionnels en vue d’allonger ou de raccourcir une charge élective inscrite et prévue par ces constitutions ne peut se faire sans recourir à ces parlements ».

S’agissant du second thème sur lequel les parlementaires seront appelés à débattre, l’Honorable Adama Sosso a expliqué que « les avancées technologiques ont conduit à une situation dans laquelle des compétences scientifiques plus poussées sont nécessaires pour prendre des décisions », avant d’indiquer qu’il est « aussi indispensable que les parlementaires puissent s’adapter à cette évolution technologique pour mieux agir et répondre efficacement aux nombreuses mutations qui en découlent ».

En effet, sans une véritable maîtrise des innovations technologiques actuelles et le bon usage de celles-ci par nos députés, il leur sera très difficile de participer au mieux à la promotion de la paix et du développement durable à travers le monde.

Il est attendu à la fin de cette réunion de Niamey d’importantes recommandations  qui seront adressées à la Commission de l’UEMOA, aux Etats membres et leurs Parlements respectifs.

Bassirou Baki     

Niger Inter

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