Sédiko DOUKA a animé une Conférence à l’université d’été organisée par l’Organisation de la jeunesse Tarayya (OJT) le samedi 12 octobre dernier sous le thème ‘’politique énergétique du Niger : défis et perspectives’’. Cet ingénieur électromécanicien a édifié l’assistance sur les enjeux de ce secteur stratégique tout en suscitant un important débat. Dans sa communication, le conférencier renseigne que « La fraude sur les hydrocarbures cause des pertes de 10 à 15 milliards FCFA par an à la SONIDEP et un manque à gagner fiscal de 25 à 35 milliards FCFA soit 5 à 8% des recettes fiscales ».

Niger Inter : Quand on parle d’énergie, le commun des citoyens pense à l’électricité. Comment définissez-vous le concept d’énergie ?

Sédiko DOUKA : D’abord je remercie l’OJT et le CEN du parti PNDS-Tarayya pour m’avoir invité et c’est un honneur pour moi. L’énergie est source de développement économique et social. L’énergie est un facteur de cout de production très important qui impacte sur l’industrialisation d’un pays. Plusieurs sujets ont été abordés comme les défis, les acteurs, les cadres institutionnel, législatif et règlementaire, les programmes et projets en cours, la tarification, la régulation, la fraude des hydrocarbures, l’électrification rurale, la dualité offre/demande, les prix de l’électricité, des produits pétroliers et du gaz, les meilleurs formules d’optimisation des ressources énergétiques, la formation et le renforcement des capacités, etc. C’est normal cette confusion ou notion restrictive pour le profane. Pour couper court, nous avons parlé des différents compartiments ou sous-secteurs du groupe énergie c’est-à-dire celui de l’électricité (produite sous toutes les formes) et celui du pétrole et gaz sans occulter les énergies domestiques (bois énergie, résidus agricoles).

Niger Inter : Quels sont les défis ou l’état des lieux du secteur de l’énergie au Niger  en termes de couverture nationale et capacité de satisfaction des besoins ?

Sédiko DOUKA : Le secteur de l’énergie au Niger est dominé par une forte prédominance de la biomasse à plus de 80% comme d’ailleurs la plupart des Etats d’Afrique. Nous avons beaucoup de potentialités : la biomasse, un fort ensoleillement, l’éolien avec des vents de plus de 6 m/s, le charbon avec plus de 90 millions tonnes (Anou Araren, Solomi et Takanamatt), pétrole (en exploitation depuis 2011), uranium, l’hydroélectricité (Kandadji pour 130 MW, Gambou pour 122 et Dyodyonga sur la Mekrou pour 26 MW). Le taux d’accès à l’électricité est de 13% dont 1 % en milieu rural. Le territoire, vaste de près de 1,3 millions km2, ne facilite pas la couverture électrique avec des couts d’investissements élevés. L’énergie importée du Nigeria domine la production locale car elle représente 75% du global. Le mix énergétique de la NIGELEC est dominé à 80% (pétrole) et 20% (charbon). Le Système de tarification longtemps resté stagné depuis près de 24 ans (1994-2017), ne reflétant aucune réalité économique et lentement flexible. La fraude sur les hydrocarbures cause des pertes de 10 à 15 milliards FCFA par an à la SONIDEP et un manque à gagner fiscal de 25 à 35 milliards FCFA soit 5 à 8% des recettes fiscales. La demande en gaz domestique est couverte à seulement 50%(38 000 tonnes de produit contre un besoin de 70 000).

Niger Inter : Quelles sont les grandes réformes de la politique énergétique sur le plan institutionnel et les objectifs poursuivis par l’Etat du Niger ?

Sédiko DOUKA : Plusieurs reformes ont été faites dans le secteur de l’énergie. Les plus récentes sont les textes institutionnels, législatifs et règlementaires dont nous pouvons citer : le Programme de renaissance acte 2, 2016-2021 qui consiste à développer les infrastructures de communication et énergétiques, la Déclaration de politique énergétique de 2004, la Loi de Mai 2016 portant Code de l’Electricité au Niger, le Document de politique nationale de l’électricité (DPNE) adoptée en 2018, la Stratégie nationale d’accès à l’électricité (SNAE) adoptée en 2018, la Politique pétrolière nationale de 2019 et la Loi 2017-63 du 14/08/17 portant Code pétrolier et son Décret d’application de 2018. A l’échelle internationale : l’Initiative Energie pour tous en l’an 2030 des Nations Unies, les Objectifs du Développement Durable (ODD 7), les textes communautaires de l’UEMOA, de la CEDEAO et de l’Union Africaine. Deux Ministères, celui de l’Energie et celui du Pétrole, sont chargés de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques nationales de l’énergie et du pétrole, une Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE), Loi 2015-58 du 02 Décembre 2015 pour la régulation du secteur de l’énergie (électricité et hydrocarbures), la NIGELEC en charge du service public de production, transport, distribution et commercialisation de l’énergie électrique depuis 1968, la SONICHAR pour la production et le transport de l’énergie électrique pour les sociétés minières d’Arlit et les villes d’Arlit et Agadez, la SONIDEP en charge de l’importation, de l’exportation et de la distribution des produits pétroliers, la SORAZ, la Compagnie Minière et Energétique du Niger (CMEN) en charge de la mise en œuvre du projet d’exploitation du charbon de Salkadamna, devant servir à la production et au transport d’électricité. l’Agence Nationale d’Energie Solaire (ANERSOL) en charge de recherches, de réalisations d’études prospectives et diagnostiques et la promotion des énergies renouvelables, l’Agence Nigérienne de Promotion de l’Electrification en milieu Rural (ANPER), créée par la Loi 2013-24 du 06 Mai 2013 en charge de la conception, de la mise en œuvre et du suivi du programme d’électrification rurale, des filiales des groupes internationaux et des privés nationaux en charge de la distribution des produits pétroliers et les opérateurs privés de production/distribution d’énergie.

Niger Inter : Dans votre communication vous avez insisté sur l’importance de la régulation énergétique. De quoi s’agit-il précisément ?

Sédiko DOUKA : La régulation dans le secteur de l’énergie était censée exister depuis l’Autorité de Régulation Multisectorielle (ARM) qui englobe les secteurs des télécommunications et de la poste, l’énergie, l’eau et le transport. En 2012, il y a eu une scission et chaque secteur était appelé à créer sa propre structure de régulation. Les télécoms et postes étaient les premiers à en créer avec l’ARTP devenue récemment ARCEP. Ensuite vient l’énergie avec l’ARSE en 2015 rattachée au Cabinet du Premier Ministre et deux autres en 2019. Concernant l’énergie, il s’agit de contrôler le respect des lois et règlements ainsi que des obligations résultant des autorisations ou conventions,  de définir les règles d’une véritable concurrence dans le secteur (électricité, pétrole, gaz) entre les acteurs (concessionnaires, les producteurs indépendants d’énergie, les fournisseurs du gaz ), de déterminer les méthodologies de calculs tarifaires et les proposer à l’Etat ainsi que les tarifs d’accès, de veiller au respect des cahiers de charges signés par les acteurs particulièrement la qualité de services, la protection des droits et la préservation des intérêts des consommateurs, de régler des litiges entre les parties prenantes et d’appliquer les sanctions. C’est en quelque sorte le gendarme du secteur de l’énergie. Si vous aviez remarqué, c’est l’ARSE qui a déterminé les couts des tarifs actuels appliqués sur les factures de la NIGELEC. En principe, ils doivent le faire de temps à autre car les conditions économiques et financières et les paramètres peuvent varier et le tarif doit suivre cette évolution. Ceci, pour éviter des tarifs obsolètes et qui ne reposent pas sur une base rationnelle. Un régulateur doit être indépendant et être suffisamment autonome pour prendre des décisions et faire appliquer les règles. A l’heure actuelle, les structures régulées dans le domaine énergétique sont pour la plupart des sociétés étatiques (NIGELEC, SONIDEP, SONICHAR, CMEN, ANPER, SORAZ, etc…) et il est souvent difficile de les sanctionner si elles enfreignent aux règles contrairement aux télécommunications ou la majorité est constituée d’opérateurs privés.

Niger Inter : Vous avez abordé également des questions sensibles comme le cout du kilowattheure (kWh). En fait, que faire pour que l’accès soit équitable en termes d’accès dans les centres urbains comme dans le monde rural ?

Sédiko DOUKA : Le Code de l’Electricité prévoit l’existence des producteurs indépendants d’énergie ou des opérateurs dans la distribution, ce qui engendre une diminution du monopole détenu jusqu’alors par la NIGELEC. L’un ou l’autre, la question centrale est de savoir combien cet opérateur vendrait son énergie (par exemple à la NIGELEC pour un producteur) ou le kWh aux consommateurs ? Il s’agit d’entrer dans des calculs de rentabilité des investissements consentis par un privé. Nos demandes sont en général faibles par manque d’un tissu industriel fortement développé, structurellement le tarif est élevé. C’est là où le rôle de l’Etat doit être senti pour apporter des subventions (investissements et exploitations) afin de supporter le manque à gagner et le tout dans un système régulé. Au mieux, pour un gouvernement, il s’activera d’appliquer le même tarif par un système de péréquation qu’on soit en milieu urbain ou rural pour des raisons évidentes d’équité ; sinon, même moins en rural compte tenu de niveau de vie des populations.

Niger Inter : A travers le débat suscité par votre conférence, les avis étaient mitigés sur le choix entre le solaire, le charbon, l’hydraulique ou l’énergie éolienne. Selon vous quelle est la source d’énergie la plus adaptée et la moins onéreuse pour le Niger ?

Sédiko DOUKA : A priori, il n’y a pas une source d’énergie la mieux adaptée pour le Niger. Il s’agit de faire recours à toutes les sources disponibles et selon les besoins bien que l’hydraulique a un avantage comparatif vis-à-vis des autres. Le mix énergétique mondial est dominé par les énergies fossiles à 86%(pétrole, gaz, fuel, charbon), 3% des renouvelables et 11% d’hydraulique. Un pays comme l’Allemagne présente un mix a 46% de fossiles bien que sa tendance actuelle est vers les renouvelables à 40%. Ce qui veut dire, chaque pays selon ses potentialités et contraintes du moment, adopte sa propre politique et stratégies. Pour combler le déficit en moyens de production d’énergie du Niger, des projets comme Kandaji, Salkadamna, Gambou et Dyondonga sont les bienvenus car génèrent de grandes quantités. Par contre, pour des utilisations individuelles en petites quantités ou de secours en cas de défaillance du réseau public, le solaire peut jouer un rôle prépondérant.

Niger Inter : Vous avez aussi donné une liste des programmes et projets en cours par rapport au programme de la renaissance, acte 2. Pouvez-vous nous donner des détails ?

Sédiko DOUKA : Ce sont justement (i) la construction des moyens de production d’énergie électrique : une centrale solaire à Niamey de 20 MW en cours, une centrale hybride à Agadez de 13 MW solaire et 6 MW diesel en cours , le barrage de Kandaji de 130 MW en cours, une centrale thermique à Niamey de 53 ou 86 MW en cours, une autre à Zinder de 23 MW également en cours, la centrale thermique de Salkadamna de 200 MW à la phase de recherche de financement, , les centrales de Namari Goungou (90MW) et Gambou (122MW) en phase d’études techniques et environnementales, la centrale thermique à charbon 2 tranches de 25 MW Tchirozerine et ligne 132 KV Tchirozerine-Agadez, des projets de centrales PV et éoliennes de 50 à 100 MW à Niamey et de 5 à 10 MW dans les chefs-lieux de région ;(ii) la construction des lignes de transport d’énergie : la ligne d’interconnexion électrique dorsale Nord 330KV reliant le Nigeria, le Burkina Faso et le Benin : 875 km de ligne dont 420 km à l’intérieur du Niger, le projet de la ligne 330KV kandadji-Niamey, celui de la ligne double terne 330km sur 400 km Salkadamna-Niamey et ligne 132 KV salkadamna-Tahoua-Malbaza avec postes associés ;(iii) l’électrification rurale avec l’électrification de 524 localités en cours  ;(iv) les énergies domestiques : la vulgarisation et la promotion du GPL, la vulgarisation de 1,5 millions de foyers améliorés bois et la réhabilitation de la SNCC SA, 500 unités de plateformes multifonctionnelles villageoises  reparties dans le pays et construction d’une usine de carbonisation du charbon par fabrication des briquettes, 100 000 tonnes via le projet Salkadamna;(v) Programme électronucléaire communautaire harmonisé à usage civil au sein de la CEDEAO ; (vi) dans le domaine du pétrole : projet de construction de Pipeline de 1076 km multi produits raffinés de la SORAZ à la frontière du Burkina Faso en cours, construction d’Oléoduc/pipeline de 1982 km d’Agadem à Cotonou pour exporter le pétrole brut en cours, projet d’élaboration d’un schéma directeur de construction des stations-services et des centres d’emplissage du GPL, accélérer le transfert des technologies et de compétences, diversifier les partenaires ainsi que les produits raffinés, renforcer la nigérisation des activités pétrolières et la formation des nouveaux bacheliers dans les écoles de pétrole de renommées internationales.

Niger Inter : Lors des débats, vous avez dit que la NIGELEC survit à cause du tarif négocié concessionnel qu’elle bénéficie avec le Nigeria et que tous les  autres centres sont déficitaires. De quoi s’agit-il ?

Sédiko DOUKA : Effectivement, la NIGELEC en tant qu’entreprise en charge d’un service public n’est pas appelée à faire des profits mais a l’obligation d’équilibrer ses charges. Depuis 1978, elle importe de l’énergie à partir du Niger alimentant les villes de Niamey, Dosso, Kollo et Say a l’époque. Ensuite sont venues d’autres interconnexions dont celle du Niger Centre-Est(Katsina-Gazaoua, Zinder, Maradi, Malbaza, Illela, Tahoua, Keita et Bouza), la région de Diffa à partir de Damasak et Gaya par Kamba. Les tarifs sont concessionnels car basés sur la coopération bilatérale. Par contre, dans la zone Nord couvrant Agadez, Arlit et Tchirozerine, la NIGELEC achète le kWh à un prix supérieur à celui payé par les consommateurs, donc à pertes. De même, tous les autres centres isolés sont structurellement déficitaires et l’on enregistre des centaines : chefs-lieux de départements, communes, cantons, et villages. Malgré tout, du fait de la prépondérance des zones interconnectées dans le bilan énergétique global, la NIGELEC arrive à équilibrer les charges, à faire des profits qui sont reversés dans les investissements et la maintenance des ouvrages en exploitation.

Niger Inter : Vous avez parlé de la politique pétrolière nationale adoptée par le Gouvernement. En quoi consiste-t-elle ?

Sédiko DOUKA : Cette politique a été adoptée en Janvier de cette année 2019 et est articulée autour de quatre axes majeurs : développer la production pétrolière nationale de façon accélérée, restructurer et assainir l’aval pétrolier, maximiser les impacts économiques et sociaux (développement du contenu local et du capital humain à travers la formation professionnelle, utilisation optimale des ressources financières aux niveaux communautaire et national) et refondre le cadre sectoriel (rénovation de la gouvernance sectorielle, rendre flexibles les conditions fiscales et juridiques, stratégie environnementale efficace). Elle vise principalement le développement  de la production des hydrocarbures et la gestion durable des revenus pétroliers. Il s’agit de faire du secteur pétrolier nigérien  un facteur majeur de développement économique et social pour les populations actuelles et les générations futures en gérant les ressources de façon responsable et respectueuse de l’environnement. La mise en œuvre des recommandations contenues dans cette politique ferait que le secteur pétrolier nigérien pourrait représenter 24% du PIB en 2025 (contre 4% en 2017), 45% des recettes fiscales de l’Etat (contre 19% en 2017), 68% des exportations ( contre 16% en 2016) et 8 à 12% des emplois salariés formels ( 5 à 8% en 2012).

Niger Inter : Une question assez complexe sur l’énergie au Niger c’est celle de l’offre et de la demande. D’aucuns pensent qu’il faut disposer d’abord de l’énergie puis l’industrialisation suivra et d’autres pensent le contraire. Quelle est votre appréciation de cette problématique ?

Sédiko DOUKA : Cette dualité offre/demande est un cercle vicieux comme le problème de l’œuf et de la poule. A priori, la demande est toujours là, il faut chercher à la combler. A l’image d’un pays, il faut faire une bonne planification : produire abondamment en utilisant les potentialités disponibles, construire des réseaux de transport et de distribution, les entretenir, les développer dans le futur en faisant attention aux couts des investissements à travers les solutions techniques proposées. Le tout, dans un but d’optimisation. Si le tarif est abordable, de facto, la clientèle y viendra. Mais, pour arriver à l’optimisation du tarif, il faut avoir de grandes consommations, donc des industries, hôtels. Le développement des centres industriels fait appel à l’énergie et contribue à réduire le tarif à appliquer. De même, le manque d’industries peut freiner le développement de l’énergie.  L’énergie étant un des grands couts des facteurs de production, elle donc peut freiner l’industrialisation. Des lors, les deux thèmes doivent aller de pair, concomitamment.

Niger Inter : En parlant du pétrole et du gaz vous avez mis en évidence les pertes que  la fraude fait subir à l’Etat du Niger. Comment justement lutter efficacement contre la fraude des hydrocarbures ?

Sédiko DOUKA : Oui, la fraude est un phénomène critique qui engendre des pertes à la SONIDEP et à l’Etat. Elle déstabilise tous les efforts effectués pour assainir le secteur des hydrocarbures. Le transport se faisant par camions citernes, le projet de construction de pipeline multi produits raffinés  de 1 076 km de la SORAZ à la frontière avec le  Burkina Faso va diminuer de manière drastique ce fléau.  Il faut mentionner les services de la douane qui doivent aussi jouer leur rôle dans la lutte contre la fraude.

Niger Inter : Vous avez dit que le recours à l’énergique nucléaire pourrait avoir comme obstacles des procédures draconiennes au niveau international même si un pays affiche son choix pour un usage civil de cette énergie. Pouvez-vous préciser votre pensée ?

Sédiko DOUKA : Construire une centrale nucléaire requiert des conditions : plusieurs étapes à franchir avec l’AIEA, être sûr d’avoir une grande demande car pour justifier le nucléaire, il faut générer au moins 1 000 MW. Raison pour laquelle la question doit être soumise au niveau régional (CEDEAO) surtout dans le cadre du marché régional de l’électricité.

 

Niger Inter : Quel votre opinion sur cette initiative d’Université d’été de l’OJT ?

Sédiko DOUKA : C’est une très bonne initiative du fait que ce sont des sujets relevant des domaines stratégiques. Ceci permet à la jeunesse de comprendre les défis des secteurs, les politiques et stratégies menées, les mises en œuvre et les enjeux. Elle permet aussi de lever certains préjugés qui relèvent des idées reçues et non de la réalité sur le terrain. C’est un avant-gout pour élaborer les prochains programmes d’un parti politique en tirant les leçons et en tenant compte de nouveaux paradigmes.

Interview réalisée par Elh. Mahamadou Souleymane

 

 

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