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CHAPITRE IV : De la diplomatie

IV.1 BILAN 2011-2015

Les objectifs du programme de renaissance visaient à mettre la diplomatie au service du développement économique et social ainsi que de la sécurité du pays.

Arrivé au pouvoir en avril 2011, le Gouvernement a dû faire face à un environnement régional qui sera profondément marqué par la chute du colonel Gaddafi en Libye. Le pillage des arsenaux libyens et leur dissémination dans l’ensemble de la zone sahélo-saharienne ont favorisé l’émergence de forces diverses, associées dans le crime organisé et justifiant de capacités financières et militaires sans équivalents dans la sous-région.

Dès sa prise de fonction, le Président de la République a clairement indiqué que l’intervention de l’OTAN en Libye risquait de créer une situation de chaos de nature à faire disparaître toute forme d’autorité politique et à favoriser l’émergence et l’hégémonie d’acteurs tribaux et terroristes. Il a, de ce fait, appelé à une mobilisation de la communauté internationale afin d’éviter à ce pays une destruction dont les prémisses n’étaient que trop visibles.

De même, notre pays était à la base des premières initiatives de mobilisation dans le cadre notamment de la CEDEAO et des pays du champs (Algérie, Mali, Mauritanie et Niger), ainsi que de la mobilisation de la communauté internationale. Cette dernière a finalement débouché sur l’opération militaire française Serval et la mise en place de la MINUSMA (Mission multilatérale intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali).

Perspicacité et dynamisme, telles sont en effet les caractéristiques de notre action internationale, en particulier sur les dossiers qui comportent le plus d’enjeux pour notre pays à savoir l’insécurité qui prévaut dans notre espace du fait du terrorisme islamiste, du crime transnational en rapport avec le trafic de la drogue et les autres trafics ainsi que la résurgence au Mali de revendications irrédentistes.

Par ailleurs, l’action diplomatique a favorisé le raffermissement des relations entre notre pays et ses partenaires traditionnels. Ainsi avons-nous (i) consolidé nos relations avec nos voisins et d’autres partenaires (France, Chine, Etats-Unis d’Amérique et Union Européenne, (ii) tenu régulièrement les réunions des commissions mixtes, (iii) entretenu avec la France une relation de confiance qui a connu un essor exceptionnel, (iv) renforcé la coopération avec la Chine notamment le volet économique, (v) obtenu avec les Etats Unis l’éligibilité de notre pays au MCC ainsi qu’un programme spécial de partenariat dans le domaine sécuritaire, (vi) obtenu avec l’UE, notre premier partenaire en matière de coopération, un financement sur le 11ème FED dont le montant fait de notre pays le premier bénéficiaire par tête d’habitants, (vii) insufflé un regain de dynamisme de notre coopération avec l’Arabie Saoudite, la Turquie et l’Iran, (viii) élargi notre carte diplomatique, (ix) satisfait aux principales revendications des nigériens de la diaspora.

Sur un autre plan, le Président de la République est co-président de la Task-force sur la monnaie unique de la CEDEAO, un nombre satisfaisant de nos compatriotes a été placé à la tête d’importantes missions de l’ONU et de l’UA. Enfin, ‘’last but not least’’, le Niger vient d’obtenir le poste très important de Président de la Commission de l’UEMOA derrière lequel il courrait depuis 1994.

IV.2. PERSPECTIVES 2016 – 2021

Il s’agira, durant le second mandat, de continuer à mettre la diplomatie au service du développement économique et social, ainsi qu’à celui de la sécurité de notre pays. Pour atteindre ces objectifs le Parti s’engage, tout en affirmant la personnalité propre de notre pays en tenant compte de ses intérêts spécifiques tels que dictés par la géographie et l’histoire, à :
• Poursuivre les mêmes efforts en vue du raffermissement et de la consolidation des acquis du premier mandat ;
• Rester engagé dans la lutte internationale contre le terrorisme et militer vigoureusement pour un ordre international favorisant le multipolarisme, le dialogue, la paix et la préservation de la planète ; dans cette perspective, le Niger doit renforcer son action diplomatique en vue d’une réforme en profondeur de la gouvernance politique et économique mondiale ;
• Rester mobilisé pour aider à consolider la paix au Mali ;
• Poursuivre son engagement dans la lutte contre Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad;
• Contribuer à la stabilisation de la Libye ;
• Militer dans le sens de l’approfondissement de l’intégration des pays africains, tant au niveau de la CEDEAO que de l’Union africaine ainsi que des autres organismes prévus à cet effet ;
• Consolider nos relations avec tous les pays voisins en mettant un accent particulier sur la définition d’une politique sécuritaire commune aux pays de la zone sahélo saharienne ;
• Renforcer les relations avec les partenaires traditionnels du Niger et la communauté des bailleurs de fonds ;
• Mobiliser les Investissements Directs Etrangers (IDE) ainsi que l’Aide Publique au Développement ;
• Mettre en place un mécanisme de suivi des conventions internationales signées par le Niger ;
• Développer la coopération décentralisée à travers une implication plus forte de la Diaspora.