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CHAPITRE VIII : Du developpement des services

VIII.1     DU TRANSPORT ET DU TRANSIT

VIII.1.1.   Bilan 2011-2015

Au cours de la période 2011-2015, des investissements importants structurants et de croissance ont été réalisés ou engagés dans les domaines des transports routiers, ferroviaires et aériens : bitumage des routes, constructions de routes rurales, voiries urbaines, boucle ferroviaire, port sec, renouvellement du parc automobiles, rénovation de l’aéroport international Diori Hamani, mise aux normes des aéroports d’Agadez et Zinder etc.

Par ailleurs diverses réformes initiées notamment dans les principaux modes de transports ont sensiblement contribué à l’amélioration de la desserte aérienne du pays et de la sécurité routière.

Malgré tous ces efforts, le secteur des transports reste encore caractérisé par l’absence de professionnalisation des acteurs, des obstacles au développement de la concurrence, la faible rentabilité de l’exploitation des véhicules, la non application des textes, l’inadéquation entre l’offre et la demande de transports routiers de marchandises, la faiblesse du trafic aérien domestique et la marginalisation des transports fluviaux. Dans ce contexte la circulation des biens et des personnes et la fluidité du trafic au niveau des différentes voies de désenclavement du Niger demeurent entravées en dépit des multiples négociations bilatérales et multilatérales avec les pays de la sous-région.

Au regard de cette situation il s’avère nécessaire de mettre en place un cadre d’exploitation rationnelle  de ces infrastructures souvent réalisées en partenariat public privé, de poursuivre et d’intensifier les investissements et les réformes afin d’assurer une meilleure intégration de ce secteur dans l’économie nationale.

VIII.1.2    Perspectives 2016 – 2021

Le PNDS-Tarayya  a toujours pour vision de faire du Niger un grand carrefour de transit et de transport international. A cet effet les objectifs suivants seront poursuivis au cours de la période 2016 – 2021 :

  • La baisse des coûts de transports terrestres et aériens ;
  • L’amélioration de la qualité des prestations et du système d’information sur les transports ;
  • Le désenclavement aérien de la capitale et la desserte régulière des villes de l’intérieur par l’intégration ouest africaine au sein de la CEDEAO et de l’UEMOA ;
  • La multiplication des escales internationales ;
  • L’amélioration de la sécurité des utilisateurs des infrastructures ;
  • La modernisation du cadre institutionnel et des moyens techniques du secteur de transport ;
  • La modernisation des capitales régionales et des villes moyennes tout en développant les transports collectifs urbains ;
  • La promotion du transport ferroviaire et fluvial en vue d’offrir une alternative au transport routier ;
  • La sécurité des biens et des personnes ;
  • La création des conditions de compétitivité des lignes intérieures.
  • L’effectivité de la libéralisation des transports, et donc le développement de la concurrence.

Pour atteindre ces objectifs, le parti finalisera les projets en cours et privilégiera les actions nouvelles ci-après, suivant les mêmes axes stratégiques retenus en 2011 et qui sont la modernisation du système et la diversification de l’offre du transport.

La modernisation se traduira par :

  • L’élaboration d’un plan national de transport qui intègre toutes les composantes du système ;
  • La professionnalisation des acteurs ;
  • La création d’une autorité de régulation des transports terrestres et le suivi permanent des voies de désenclavement ;
  • La révision des textes communautaires des transports de l’UEMOA en relation avec les pays membres ;
  • La refonte des textes sur le transport de marchandises et de voyageurs ;
  • La réorganisation de la gestion des aéroports internationaux afin de les rendre plus compétitifs.

La diversification de l’offre se réalisera par :

  • L’incitation à la création de sociétés compétitives de transport routier ;
  • La rationalisation et le développement du transport collectif urbain ;
  • La construction des gares routières dans tous les chefs lieu de départements ;
  • La promotion de moyens de transport routier adaptés en milieu rural ;
  • La mise en exploitation progressive des tronçons du chemin de fer ;
  • Le développement du transport aérien domestique ;
  • La création d’un hub cargo à Maradi ;
  • La promotion du transport multimodal.

VIII.2.    DU TOURISME ET DE L’HOTELLERIE

VIII.2.1    Bilan 2011 – 2015

Le Gouvernement s’est doté d’une Stratégie Nationale de Développement Durable du Tourisme, a adopté son Programme d’action prioritaire et a signé une charte du tourisme dans la réserve naturelle nationale de l’Aïr, du Ténéré et de ses zones connexes.

Les conditions ainsi créées ont permis de relever la capacité hôtelière de 9,57%, avec la promotion de 44 nouveaux hôtels et la réhabilitation de 11 autres. De plus 25 restaurants modernes et 79 agences de voyages et de location de véhicules ont vu le jour.

Ces actions ont permis, pour la période des cinq ans,  aussi de rehausser de 7,1% les recettes hôtelières et de 37% les arrivées touristiques au Niger. Elles ont également contribué à la création de 1.835 emplois.

Le Gouvernement, a également assuré la formation d’un grand nombre de professionnels du tourisme et de l’hôtellerie, construit un campement touristique et réhabilité plusieurs autres. Les programmes Niamey-Nyala, Dosso-Sogha et Maradi-Kolliya ont contribué à augmenter la capacité d’hébergement, notamment au profit du tourisme.

VIII.2.2.  Perspectives 2016 – 2021

Le secteur du tourisme et de l’hôtellerie souffre encore de la vétusté et de l’insuffisance des infrastructures, nonobstant les potentialités riches et variées qui restent à valoriser et à exploiter dans chacune des huit (8) régions du Pays. Hormis le balnéaire, toute forme de tourisme peut être pratiquée à travers notamment :

  • Le « Tourisme Saharien » au Nord avec les oasis du Kawar-Djado et le vaste et mythique désert de l’Aïr et du Ténéré et du Termit. On y trouve une culture authentique encore entièrement préservée et des sites de dinosaures, de gravures rupestres, etc… ;
  • Le « Tourisme fluvial » dans la vallée du fleuve Niger avec le Parc du W, les dernières girafes en liberté d’Afrique de l’Ouest, une végétation tropicale préservée qui possède des variétés ornithologiques et fauniques ;
  • Le « Tourisme culturel » dominant dans le Centre-Est du Niger avec sa riche diversité architecturale et artisanale, et relatant l’histoire des communautés.

Partant de ce constat, il s’agira pour le PNDS-Tarayya de créer les conditions pour l’avènement d’un tourisme plus productif porteur de croissance. Dès lors, l’accent sera mis sur :

  • La diversification de l’offre touristique à travers la consolidation et la valorisation de nouveaux produits et sites ;
  • L’amélioration qualitative et quantitative du réceptif hôtelier de l’ensemble du pays ;
  • La réalisation d’un schéma directeur de l’aménagement touristique durable et responsable ;
  • La création de zones pilote d’écotourisme apte à créer des richesses et des emplois dans les Communautés locales ;
  • L’amélioration et la valorisation des sites touristiques et historiques ;
  • La promotion du tourisme de luxe et d’affaires ;
  • La promotion du tourisme intérieur ;
  • Le renforcement des capacités humaines, techniques et managériales des acteurs ;
  • La mise en place d’un système d’incitation et d’encouragement des investissements touristiques ;
  • La vulgarisation des sites touristiques et la promotion de l’artisanat ;
  • Le soutien aux femmes et aux jeunes restaurateurs à travers un financement adapté.

VIII.3     DE L’ARTISANAT ET DES MICROS ET PETITES ENTREPRISES

VIII.3.1.   Bilan 2011 – 2015

Dans le domaine de l’artisanat, plusieurs actions ont été réalisées dans la promotion de l’artisanat nigérien. Ainsi, la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Niger (CMANI), dont l’objectif est de jouer le rôle d’interface entre les pouvoirs publics et les artisans en vue de faciliter le dialogue et la concertation, a été installée, ainsi que ses huit (8) démembrements au niveau des régions. Le bureau national et la commission permanente ont également été mis en place pour favoriser l’ancrage de la CMANI dans le paysage institutionnel nigérien. En dehors des renforcements de capacités, des appuis ont été alloués aux artisans à l’occasion des foires et expositions. Par ailleurs, le secrétariat permanent du SAFEM a été érigé en établissement public à caractère professionnel, dénommé Agence SAFEM.

Quant aux Micros et Petites Entreprises Artisanales, leur nombre est passé de 432.000 en 2011 à 600.000 unités, soit un taux de croissance annuel de l’ordre de 2,7%. Il a été dénombré plus de 900.000 personnes exerçant à temps plein ou de manière saisonnière, un ou plusieurs métiers sur les 206 inventoriés par la nomenclature des activités artisanales au Niger et réparties dans plus de 2.000 Organisations Professionnelles d’Artisans (OPA) légalement reconnues.

VIII.3.2.  Perspectives 2016 – 2021

Compte tenu du potentiel dont il recèle, le PNDS-Tarayya confirme son choix de faire du secteur de l’artisanat un véhicule privilégié de croissance économique et de développement. A cet égard, un accent particulier sera mis sur la capacité à générer un développement endogène du secteur en :

  • Mettant en place un financement adéquat en vue de la réhabilitation des différents centres ou villages artisanaux et des tanneries à travers le pays et de l’équipement en matériels de travail individuels et collectifs afin d’accroître la production et d’améliorer les conditions économiques des artisans ;
  • Apportant un appui technique et financier aux Micros et Petites Entreprises Artisanales individuelles et collectives pour stimuler leur évolution et favoriser leur mutation en des entreprises formelles ;
  • Préservant les métiers de l’artisanat par le financement de la protection des œuvres et l’institution de récompenses pour les créateurs des œuvres classées « patrimoine culturel immatériel national » ;
  • Soutenant la commercialisation des produits sur les marchés extérieurs et au plan local ;
  • Construisant le parc d’exposition du SAFEM et appuyant l’organisation des éditions biennales du salon ;
  • Garantissant la protection sociale des artisans ;
  • Facilitant l’accès des artisans aux marchés publics
  • Récupérant les recalés de l’enseignement primaire et moyen ;
  • Adaptant la fiscalité aux besoins des artisans ;
  • Renforçant les structures d’encadrement et développant le système associatif ;
  • Mettant à la disposition des artisans les technologies adaptées et innovantes.

VIII.4.   DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION, DE LA COMMUNICATION, DE LA POSTE ET DES MEDIAS

VIII.4.1.   Bilan 2011 – 2015

Conscient des enjeux économiques et sociaux des technologies numériques nées de la convergence des moyens de Télécommunications avec la science Informatique et l’Audiovisuel, le Gouvernement  a adopté un Document de Politique Sectorielle Nationale pour la période 2011-2020 qui décline clairement notre vision et nos axes stratégiques pour la promotion de ce domaine qui constitue un enjeu socio-économique majeur des temps modernes. Il s’agit de :

  • Axe 1 : adaptation du cadre juridique et institutionnel ;
  • Axe 2 : développement des infrastructures ;
  • Axe 3 : promotion de l’accès universel aux services TIC ;
  • Axe 4 : développement des applications et de contenu, c’est-à-dire de l’utilisation que l’on peut faire des NTICS dans la vie courante, tel le transfert d’argent ;
  • Axe 5 : renforcement des capacités en matière des TIC.

L’ambition du Gouvernement était alors de faire passer le taux de couverture nationale des NTIC de 54% en 2010 à 72% et celui de pénétration de 25% à 50% à l’horizon 2015. Ces taux sont aujourd’hui de l’ordre de 75% et 39% respectivement, tandis que l’indice de développement des TIC est de 1,03% selon l’Union Internationale des Télécommunications (UIT). Ces statistiques nous incitent à aller de l’avant pour réduire davantage le fossé numérique.

Sur le plan juridique et institutionnel, il a été créé et mis en place le Fonds d’Investissement pour le Développement (FID) en vue d’assurer le financement de la TNT au Niger.

Pour améliorer la gouvernance du secteur, une autorité de régulation spécifique au secteur des télécommunications et de la poste a été créée, une politique sectorielle des télécommunications et des TIC et une stratégie nationale de transition vers la TNT ont été adoptées. En outre, les deux opérateurs publics de télécommunication, SONITEL et SAHELCOM ont été nationalisés.

Concernant la communication et les médias, des avancées notables ont été enregistrées ces cinq dernières années : signature de la Déclaration de la Montagne de la Table, éclosion des médias privés, équipements des médias publics et gain de place dans le classement de RSF qui a placé le Niger au 7ème rang en Afrique et 47éme dans le monde en matière de liberté de la presse contre respectivement 30ème et 139ème en 2011.

Par ailleurs, le nombre de centres de communication pour le développement est passé de zéro à onze, le taux de couverture de services de communication de 54% à 62%, le taux de pénétration téléphonique de 25% à 38%, celui de l’internet de 2% à 12,20% et le nombre d’abonnés au téléphone mobile de 2.500.000 à 6.000.000 pour la période 2011 – 2015.

VIII.4.2 : Perspectives 2016 – 2021

Le Niger reste toujours mal classé en terme de développement des technologies des TIC. Or il est de plus en plus évident que le développement du pays ne peut être dissocié de celui des TIC, surtout que des études ont prouvé qu’une augmentation de 20% des investissements dans ce secteur induirait une croissance de 1% du PIB. C’est pourquoi, après la consolidation des acquis du programme de renaissance dans le domaine des TIC, le prochain gouvernement prendra des mesures aptes à favoriser l’émergence d’une économie numérique au Niger, l’objectif étant de positionner le pays en leader et jouer le rôle de véritable centre nerveux des nouvelles technologies dans la sous-région de l’Afrique de l’ouest francophone à l’instar de ce qu’est le Kenya en la matière en Afrique de l’est.

En créant les conditions pour assumer ce rôle, le Niger pourrait ainsi attirer les investisseurs, entrepreneurs, spécialistes et experts venus d’Afrique et d’ailleurs. Afin de faire de cette vision une réalité,

Aussi, le PNDS-Tarayya réaffirme sa volonté de recourir au potentiel de ces technologies pour accélérer le processus du développement économique et social de notre pays et son intégration dans la Société Mondiale de l’Information et du Savoir. Les actions qu’il compte mener s’inscrivent donc dans la continuité de celles déjà amorcées dans le cadre de la mise en œuvre du Document de Politique Sectorielle adopté par le Gouvernement en avril 2013. Elles visent à créer un environnement favorable à l’éclosion d’une Economie Numérique Nationale inclusive et compétitive. Ces actions s’articulent autour des points stratégiques suivants :

  • Porter le taux de couverture nationale à 100% et le taux de pénétration à 70% en améliorant les infrastructures ;
  • Mettre à jour le Plan d’Actions de mise en œuvre du Document de Politique Sectorielle des Télécommunications/TIC 2011-2020, en tenant compte des acquis et des nouveaux défis tels qu’ils se présentent aux niveaux national, communautaire et international ;
  • Améliorer le dispositif règlementaire et institutionnel de la gouvernance du secteur pour impulser l’éclosion d’une Economie Numérique nationale inclusive et compétitive ;
  • Créer un cadre d’incitation et de promotion de l’entrepreneuriat jeunes dans les activités TIC, qui aura pour mission la restructuration de l’économie numérique en vue d’accroître sa part dans la structure du PIB ;
  • Parachever la construction de la dorsale nationale et les interconnexions internationales en fibre optique en vue d’assurer aux consommateurs un meilleur accès aux services de qualité et un accès démocratisé ;
  • Soutenir le secteur privé à travers la création de plusieurs incubateurs d’entreprises :
  • Développer des contenus et applications (é-services) adaptés aux besoins des populations (domaine santé, de la gestion, de la communication, etc);
  • Renforcer les capacités des ressources humaines sur tous les aspects de l’Economie Numérique en commençant par en faire une priorité de la formation professionnelle continue ;
  • Introduire dans l’enseignement primaire et secondaire l’utilisation des nouvelles technologies et assurer la gratuité de la connexion internet dans les universités :
  • Trouver une solution définitive à la situation des deux opérateurs SONITEL et SAHELCOM.

Pour remédier aux faiblesses juridiques et professionnelles du secteur de la communication et des médias, le PNDS-Tarayyaa compte mener les actions suivantes :

  • Renforcement des capacités professionnelles des journalistes des secteurs public et privé ;
  • Amélioration du cadre juridique du secteur des médias ;
  • Suppression des zones d’ombre pour la radio et la télévision nationales ;
  • Promotion de la TNT ;
  • Accès universel aux TIC, notamment en milieu scolaire.

Le PNDS-Tarayya mettra à profit les potentialités offertes par les technologies de l’information et de la communication pour impulser une nouvelle dynamique au Secteur Postal, l’objectif principal étant de créer un cadre politique et juridique favorable afin de :

  • Développer les réseaux physiques et électroniques de collecte et de distribution du courrier sécurisés et répondant aux normes internationales ;
  • Développer les offres innovantes de services postaux financiers à faible coût.

Pour ce faire il sera élaboré un nouveau Document de Politique Sectorielle Postale Nationale qui définit les grands axes d’intervention, notamment :

  • la révision du cadre juridique régissant le secteur pour tenir compte de l’évolution juridique, économique et institutionnelle,
  • l’extension de la desserte et l’introduction des services postaux innovants et accessibles qui répondent aux besoins de la population à travers la définition d’une Stratégie Nationale d’Accès universel au Service Postal,
  • la conception et la mise en œuvre d’un programme de renforcement des capacités à l’intention des opérateurs du secteur afin de les amener à se conformer à la réglementation en vigueur.