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CHAPITRE XIII : Des questions sociales et culturelles

XIII.1 DE LA PROBLEMATIQUE POPULATION-DEVELOPPEMENT ET DE LA MIGRATION

La population nigérienne a plus que triplé entre 1977 et 2012, passant de 5 102 990 habitants à 17 138 707 habitants . Dès lors le niveau actuel du taux d’accroissement intercensitaire moyen de la population (3,9%) et l’indice synthétique de fécondité (ISF) qui est de 7,6 enfants par femme, classant ainsi le Niger parmi les pays les plus féconds au monde, doivent nous interpeler.
Parmi les causes des niveaux actuels des indicateurs sociodémographiques on peut citer :
• Une économie essentiellement agricole avec des pratiques culturales très arriérées,
• La précocité du mariage des jeunes filles,
• L’exode saisonnier, notamment pendant la saison des pluies, des bras valides,
• La proportion très élevée (80%) d’analphabètes surtout chez les femmes, l’ignorance et l’obscurantisme qui en découlent,
• La jeunesse de la population (51,6%) a moins de 15 ans,
• Le chômage ou le sous-emploi, surtout des jeunes.
A ces causes quasi-endémiques, il faut ajouter celles résultant des bons résultats en matière de santé comme : (i) la baisse, de près de 40%, de la mortalité des enfants de moins de 5 ans et celle, également sensible, de la mortalité maternelle.

XIII.1.1. Bilan 2011-2015

Le Parti avait pris l’engagement de créer les conditions de la transition démographique. Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de renaissance, période 2011-2015, l’accent a ainsi été mis sur :
– L’école gratuite et obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, notamment pour les jeunes filles ;
– La mise en place d’un cadre de dialogue social avec différentes parties prenantes dont des Ulémas qui se sont inscrits pour un changement de comportement en vue de la maîtrise de la croissance démographique ;
– Des campagnes d’information, de sensibilisation et de plaidoyers sur les questions de population et développement, assorties de signature de contrats de prestations avec l’association des chefs traditionnels, les groupements d’associations islamiques en population et développement social et les médias ;
– La tenue d’un forum national sur « Femme, Famille et système de valeurs sociales », ayant mobilisé des leaders religieux, des universitaires, des leaders d’opinion, des acteurs de la société civile, des cadres centraux et régionaux et des partenaires au développement ;
– L’élaboration et la mise en œuvre de « Initiative en faveur des adolescentes » afin de lutter contre les mariages précoces et les grossesses des adolescentes. Ce programme a touché 8.000 adolescentes en fin 2015 ;
– L’élaboration et la négociation du projet régional « autonomisation des femmes et dividende démographique » et du projet national « santé et démographie » ;
– La mise en place et le suivi de 1.244 Ecoles des maris ;
– Des actions de formations à l’endroit des cadres, des leaders d’opinion et associatifs ;
– Des actions d’allègement de tâches domestiques (décortiqueuses, charrettes, brouettes, etc.) et activités génératrices de revenus pour lutter contre la pauvreté des femmes ;
– Le renforcement des centres de formation et de promotion féminine ;
– D’importantes actions ont en outre été entreprises dans le domaine de la scolarisation des filles, de l’alphabétisation des femmes, de l’emploi et de la santé, afin d’améliorer les indicateurs de bien-être des populations.

XIII.1.2. Perspectives 2016-2021

XIII.1.2.1. De la problématique Population-développement

Eu égard à cette situation et considérant la nécessité pour le Niger d’amorcer sa transition démographique, la stratégie, au-delà des différentes formes d’intervention, sensibilisation et conscientisation des populations sur les relations population et développement, sera de s’engager dans une politique volontariste pour amorcer la diminution du taux de natalité tout en continuant à assurer les services sociaux de base aux jeunes et l’autonomisation des femmes afin de tendre vers le dividende démographique. Cette politique agira, entre autres, sur les déterminants de la fécondité que sont l’âge au premier mariage pour diminuer l’exposition au risque de grossesse et l’espacement des naissances.
Pour la période 2016-2021, le PNDS compte adopter une approche basée sur le constat que les questions de population sont fortement corrélées aux questions de développement, de santé, d’éducation, de l’emploi, du milieu environnemental, etc… Pour le PNDS, si une population jeune constitue un défi majeur, elle peut être aussi un atout pour le développement économique et social du Pays. Des dividendes pourraient être tirés par l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan d’actions qui aura pour objectif principal l’accompagnement de la transition démographique que le Niger semble amorcer et sera axé sur :
• l’information et la sensibilisation permanentes des populations sur la situation réelle en matière de population et développement, particulièrement sur l’évolution actuelle de la variable démographique, ses impacts sur les autres variables socioéconomiques et culturelles et sur le véritable défi à relever ;
• la mise en œuvre d’une stratégie pertinente en vue d’aborder les questions relatives à la problématique, notamment par une connaissance approfondie des prescriptions de l’islam en matière de population ;
• une politique consensuelle en vue de la maîtrise de la variable démographique qui poursuivra la campagne pour mettre fin aux mariages des enfants, le programme ILLIMIN au bénéfice des adolescentes déscolarisées ou non scolarisées, l’amélioration de l’accès aux services de planification familiale, la disponibilité des contraceptifs et la promotion des méthodes de longue durée (promotion de la procréation responsable). L’objectif visé est de baisser le taux démographique à 2,5% et tendre vers certains pays musulmans comme l’Arabie Saoudite (1,9%), l’Indonésie (1,2%), l’Iran (1,3%), la Turquie (1,3%) ;
• la promotion de la planification familiale et des centres de santé familiale ;
• l’investissement dans l’éducation des jeunes filles et dans l’alphabétisation des femmes ;
• l’élimination de toute discrimination à l’égard des femmes et des filles et la garantie de leur participation entière et effective ainsi que leur accès en toute égalité aux fonctions de direction, à tous les niveaux décisionnels de la vie politique, économique et publique (ODD 5) ;
• la mise en place d’un conseil national d’orientation et d’un observatoire national sur les questions de population ;
• le renforcement de la disponibilité, de l’accessibilité et de la qualité des services de santé et des prestations hospitalières ;
• l’investissement dans les secteurs économiques stratégiques et à haute intensité de main d’œuvre.

XIII.1.2.2. De la problématique et de la migration

La problématique des mouvements massifs de migrations est devenue un phénomène mondial et une préoccupation importante d’une large gamme d’acteurs et de pays dont les dimensions et les enjeux ne sont pas toujours très bien perçus, ni mieux maîtrisés et gérés par les différents acteurs du fait de sa complexité. Ces flux migratoires transforment les espaces qu’ils traversent en un champ majoritairement transfrontalier et de relative proximité. A la diversité des origines et des destinations de ces migrants s’ajoute celle de leurs projets. Pour des raisons principalement climatiques, économiques, sociales ou culturelles liées à des conflits armés, certains partent temporairement, d’autres définitivement, vers des destinations fixées ou non au préalable, qui dans tous les cas sont fréquemment amenés à changer en cours de parcours, au gré des opportunités et des possibilités concrètes de circulation.
Le Niger, de par sa position géographique au cœur du Sahara et en raison de la stabilité du pays dans un environnement sécuritaire dégradé (Libye, Mali et Nigéria), est désormais au centre des grands mouvements migratoires reliant le Golfe de Guinée à l’Europe via l’Afrique du Nord d’une part, et d’autre part le Golfe de Guinée au Moyen Orient via la corne de l’Afrique. Il apparaît ainsi comme un « carrefour » et une zone de transit importante dans un système complexe.
Par ailleurs, des milliers de nigériens quittent chaque année le territoire national de manière plus ou moins définitive en vue d’une migration économique principalement vers les pays d’Afrique du Nord ou du Golfe de Guinée.
La prise en compte de l’ensemble des problématiques liées aux flux migratoires dans notre pays impose de s’adresser aux différentes composantes de ce phénomène telles qu’elles se présentent sur le territoire national. Pour chacune de ces composantes, il faut à la fois (i) renforcer les mécanismes de coopération inter-Etats pour fixer les règles et standards à appliquer et procéder au partage des rôles et responsabilités, (ii) promouvoir des partenariats techniques et financiers pour la mise en œuvre des actions recommandées.
Compte tenu de tout ce qui précède, le PNDS-Tarayya travaillera sur un programme dont l’objectif global est de contribuer à la maîtrise des flux migratoires par le contrôle sécuritaire, l’accroissement des revenus et l’amélioration des conditions de vie des populations. Pour ce faire il compte :
• Renforcer les capacités opérationnelles des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) dans la prévention et la lutte contre la migration clandestine ;
• Mettre en place des dispositifs pour la protection et la prise en charge des migrants en transit au Niger ;
• Assurer la réinsertion des nigériens rapatriés ou retournés des pays de destination ;
• Développer des activités productives adaptées au contexte des zones ciblées ;
• Améliorer la couverture des services essentiels en particulier en eau et assainissement ;
• Renforcer les actions de sensibilisation contre la migration clandestine ;
• Renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans les zones ciblées ;
• Renforcer le cadre juridique et institutionnel dans la lutte contre la migration clandestine ;
• Assurer la rétention des jeunes dans leur environnement à travers des formations de courte durée et des actions d’insertion socioéconomique ;
• Réduire les flux migratoires à travers le développement de l’artisanat et du tourisme ;
• Proposer des mécanismes alternatifs de migration choisie et régulière en collaboration avec certains pays.

XIII.2. DE L’EDUCATION

XIII.2.1. Bilan 2011-2015

L’engagement pris dans le Programme de Renaissance est de promouvoir le développement social à travers les investissements publics et améliorer significativement les indicateurs sociaux. Concernant spécifiquement l’éducation, l’accent a été mis sur le rééquilibrage de l’effectif, la construction et/ou la réhabilitation des infrastructures ainsi que leur équipement et le recrutement et la formation des enseignants.
Ainsi, 14 838 classes dont 234 ateliers ont été construites, 550 réhabilitées soit un total de 15 154 ; 5 084 établissements d’enseignement ont été créés ; près de 36 000 contractuels ont été recrutés et près de 19 976 enseignants et formateurs ont été intégrés à la Fonction publique.
De manière un peu détaillée, les réalisations se présentent ainsi qu’il suit :
Au niveau de l’enseignement primaire : (i) 2 256 écoles et 2 141 établissements du préscolaire créés, (ii) construction de 7 884 salles de classe en matériaux définitifs et 2 530 autres en cours de construction; (iii) 10 350 enseignants contractuels ont été intégrés à la Fonction Publique, 4.220 autres en cours d’intégration à la fonction publique et 24 000 nouveaux enseignants contractuels recrutés.
Au niveau du secondaire : (i)453 nouveaux CEG, 15 lycées publics créés, 90 collèges transformés en CES, (ii) 2 536 salles de classe construites, 1 255 en cours de construction, 550 classes réhabilitées, (iii) 4 436 enseignants intégrés à la Fonction Publique, 9 309 contractuels et 1 025 Appelés du Service Civique recrutés, (iv) 62 cantines créées dans les collèges ruraux, (v) autorisations données pour la création de 195 établissements privés (dont 131 Complexes Scolaires Privés) et 168 autres ouverts.
Au niveau de l’enseignement professionnel et technique : (i) 6 lycées professionnels créés, (ii) 78 Collèges d’Enseignement Technique en projet, (ii) 5 CFPT et 208 centres de formation aux métiers ouverts et équipés, (iii) 399 salles de cours, 234 ateliers, 170 hangars pour les CET construits, (vi) 970 enseignants et formateurs intégrés à la Fonction publique, et 1 396 contractuels recrutés. L’effectif des élèves du primaire qui y accèdent est passé de 8% en 2010 à 25% en 2015.
Au niveau du Supérieur : (i) 4 nouvelles universités publiques dans les régions d’Agadez, Dosso, Diffa et Tillabéry, (ii) au niveau des anciennes universités (Niamey, Maradi, Zinder et Tahoua), plusieurs infrastructures construites et réhabilitées en vue d’accroitre leurs capacités d’accueil et d’améliorer les conditions d’études et de recherche.

XIII.2.2. Perspectives 2016-2021

L’éducation est le secteur qui continue à plomber les efforts du Gouvernement, en matière d’indice de développement humain, avec, en 2014 :
– une durée moyenne de scolarisation de 1,5 ans contre une durée moyenne 5,2 ans en Afrique sub-saharienne ;
– une durée attendue de scolarisation de 5,4 ans contre une durée moyenne 9,6 ans en Afrique sub-saharienne.
Le système éducatif nigérien, reconnaissons-le, fait encore face à de multiples défis : la forte pression démographique (taux d’accroissement de la population de 3.9%) qui génère une croissance moyenne de la population d’âge scolaire de l’ordre de 3.2% par an, l’insuffisance des ressources, la pauvreté des ménages, l’analphabétisme. Il en résulte un déséquilibre notable entre l’offre et la demande. A ce défi majeur, il faut ajouter les disparités entre milieu urbain et milieu rural, entre filles et garçons, l’inadaptation de certains programmes, les taux élevés d’abandon et de redoublement, l’importance numérique des contractuels dans le système, les faibles résultats aux examens, la lenteur dans la mise en œuvre du système LMD .
Face à ces défis et compte tenu de l’expérience acquise et des jalons posés à travers les réalisations des cinq dernières années correspondant au premier mandat du Président de la République, le PNDS-Tarayya s’engage à garantir une éducation inclusive et équitable de qualité et un apprentissage tout au long de la vie pour tous (ODD 4). Il s’agira de viser une durée moyenne de scolarisation de 5 ans et une durée attendue de scolarisation de 10 ans. Pour ce faire le PNDS veillera à :
• Assurer une bonne scolarité à tous les jeunes nigériens, de la maternelle à l’université tout en maintenant la gratuité et l’obligation scolaire jusqu’à l’âge de 16 ans ;
• Promouvoir l’enseignement scientifique, la formation des formateurs y compris dans les lycées franco-arabes ;
• Accélérer le taux d’alphabétisation (en le portant à 70% à l’horizon 2021) ;
• Développer la formation professionnelle afin de créer les conditions d’insertion professionnelle et de l’employabilité des jeunes : l’effectif des élèves qui y seront orientés représentera 40% des effectifs de l’enseignement primaire à l’horizon 2021 ;
• Poursuivre la réalisation d’infrastructures avec comme objectif quantitatif 15.000 classes en matériaux définitifs et renforcer la maintenance des infrastructures scolaires et universitaires existantes ;
• Poursuivre la réalisation d’infrastructures universitaires : laboratoires, amphithéâtres, résidences universitaires, etc. ;
• Renforcer la formation initiale et continue ;
• Poursuivre le recrutement et l’intégration des enseignants à la fonction publique ainsi que leur mise à niveau ; les enseignants du secondaire seront recrutés sans concours ;
• Doter les établissements en moyens adéquats de fonctionnement ;
• Assurer une bonne gouvernance du système.
L’atteinte de tous les objectifs précités suppose des stratégies que le PNDS se devra de mettre en œuvre. Il s’agit de :

XIII.2.2.1. Accès à l’éducation et la formation

Dans le cadre de l’augmentation et de l’amélioration de l’offre éducative, la formation des élèves, des étudiants et autres apprenants sera assurée, avec une attention particulière à la durée de scolarisation et à la scolarisation de la jeune fille et son maintien à l’école.
L’accès équitable à l’éducation sera élargi tant du côté de la demande que de l’offre.
Ainsi, en milieu rural comme en milieu urbain, une classe enfantine ou école maternelle sera ouverte aux enfants qui n’ont pas atteint l’âge de la scolarité obligatoire. Des initiatives privées seront encouragées dans ce sens.
Une attention particulière sera accordée aux problèmes que vit la jeune fille dans son milieu, notamment l’exposition aux mariages forcés ou précoces et à des grossesses dont les conséquences sont multiples sur sa santé et son avenir. La priorité sera accordée aux filles dans l’attribution des bourses. De même une lutte contre les abus et les violences faites aux enfants en général et à la jeune fille en particulier sera engagée.
Des actions visant à stimuler la demande en zone nomade et pastorale, dans les zones chroniquement exposées à l’insécurité alimentaire, à habitat dispersé et en situation d’urgence affichant des taux bruts de scolarisation inférieurs à la moyenne seront menées.
Les enfants et adolescents handicapés bénéficieront de soutiens moraux et matériels afin qu’ils puissent fréquenter l’institution scolaire et parachever leurs cursus scolaires dans d’assez bonnes conditions. Davantage de classes intégratrices pour les non-voyants, des écoles pour sourds, et des rampes d’accès et des box de latrines adaptés aux besoins des handicapés sont envisagés.
Les Centres de Formation aux Métiers (CFM) et les Centres d’Education Alternative (CEA) seront renforcés pour la prise en charge des recalés du système classique.
Les écoles coraniques, structures d’éducation traditionnelle, bénéficieront des appuis conseils afin qu’elles se modernisent et que les talibés qu’elles forment puissent passer de l’informel au formel en réintégrant si possible les médersas publiques et privées où est dispensé l’enseignement des programmes officiels et en passant par des structures leur permettant d’apprendre un métier.
Toujours dans le cadre de l’augmentation de l’offre éducative, des centres d’alphabétisation seront ouverts dans les Centres de Formation aux métiers (CFM) et les Centres d’Education Alternative (CEA) afin que les non scolarisés qui fréquentent ces structures se familiarisent à l’environnement lettré.
Les enseignants du primaire ainsi que les appelés du service civique national seront mobilisés lors des différentes campagnes d’alphabétisation.
De nouvelles filières répondant aux besoins du marché seront ouvertes progressivement au sein des facultés des différentes universités. Les Collèges d’Enseignement Technique (CET), les Lycées d’Enseignement Professionnel (LEP) ainsi que les Centres de Formation aux Métiers (CFM) seront également créés selon les mêmes règles.
Un programme d’enseignement à distance sera mis en place au niveau des universités, des écoles normales et de l’Institut de Formation en Alphabétisation et de l’Education Non Formelle (IFAENF).
Le Centre de Rééducation de Dakoro, au lieu qu’il garde une image de centre pénitencier sera réhabilité dans sa noble mission de réinsertion sociale des enfants caractériels dont le cursus de formation sera désormais suivi et évalué par des spécialistes (psychologues, pédagogues, psychopédagogues, médecins, etc.).
De manière spécifique, il s’agira, pour le PNDS-TARAYYA, de :

XIII.2.2.2 Au niveau de l’Enseignement primaire et de l’alphabétisation

• Porter le taux d’accès de 82,9% en 2014 à 95% en 2021 ;
• Porter le taux brut de scolarisation de 71,3% en 2014 à 83% en 2021 ;
• Porter la proportion des filles de 45% en 2014 à 48% en 2021 ;
• Porter le taux d’alphabétisation de 31.1% en 2012 à 70% en 2021.

XIII.2.2.3. Au niveau des Enseignements secondaires

• Porter le Taux d’accès en première année du cycle de base 2 de 35,7% en 2014 à 45% en 2021 ;
• Porter le taux brut de scolarisation du cycle de base 2 de 26,3% en 2014 à 36% en 2021 ;
• Porter la proportion des filles aux collèges de 41,1% en 2014 à 45% en 2021 ;
• Porter le taux d’admission au cycle moyen de 6,9% en 2014 à 11% en 2021 ;
• Porter le taux brut de scolarisation au cycle moyen de 6,7% en 2014 à 12% en 2021 ;
• Porter la proportion des filles aux lycées de 32,1% en 2014 à 37% en 2021

XIII.2.2.4. Au niveau de l’enseignement supérieur

• Porter la proportion des étudiants pour 100 000 habitants de 204 en 2015 à 400 en 2021 ;
• Porter le nombre d’étudiants de 52 000 en 2015 à 100 000 en 2021 ;
• Porter la proportion d’étudiantes de 34% en 2015 à 40% en 2021 ;
3.1.4 Au niveau de l’enseignement et la formation professionnelle et technique
• Porter la proportion des apprenants de l’EFPT de 25% en 2015 à 40% en 2021.
3.1.5 Au niveau de la Jeunesse et des sports
• Accueillir 28 000 Jeunes issus du CM2
3.1.6 Au niveau de la Culture, Arts et loisirs
• Accueillir 25 000 Jeunes issus de CM2.

XIII.2.2.5 Qualité de l’éducation et la formation

La nouvelle approche du curriculum qui est déjà mise en exergue dans le cadre du Programme Sectoriel de l’Education et de la Formation (PSEF) prend en considération les particularités du terroir et respecte les caractéristiques socioculturelles et économiques du pays. Ainsi l’élève évoluera dans un système éducatif adapté à son milieu de vie.
Le système devra résolument se tourner vers la recherche appliquée et fondamentale, gage d’un développement économique et social. La nouvelle politique réveillera la conscience scientifique dès le collège et dans les établissements de formation professionnelle en les dotant progressivement de laboratoires, d’espaces d’applications, de stages obligatoires pour les cycles de formation professionnelle et technique de tous niveaux sous forme d’écoles chantiers.
Dans le cadre de leur formation continue, les enseignants seront recyclés et formés à l’utilisation des nouveaux manuels. Les contractuels sans formation initiale seront également formés.
Les programmes de l’alphabétisation et du non formel prendront également en compte les besoins réels des apprenants et des apprenantes, en intégrant des sujets d’actualité tels que : les prescriptions de l’Islam en matière de population, l’évolution de la variable démographique, ses impacts sur les autres variables socioéconomiques et culturelles, la santé de la mère et de l’enfant, l’utilité de l’instruction, la philosophie liée à l’Initiative 3N, etc.
La capacité de production de l’Institut National de Documentation, de Recherche et d’Animation Pédagogiques (INDRAP) sera accrue. L’utilisation des nouveaux manuels qui, actuellement sont au stade d’expérimentation ainsi que l’utilisation des langues nationales seront généralisées.
Dans le cadre de l’enseignement privé, la nouvelle réglementation qui verra le jour lui permettra d’être conforme aux standards nationaux et internationaux plus particulièrement avec ceux du CAMES en ce qui concerne l’enseignement supérieur.
La Loi d’Orientation du Système Educatif (LOSEN) continuera de faire l’objet d’une révision systématique et les bases de l’élaboration d’une charte ou d’un code de l’éducation seront jetées.
Afin d’améliorer la santé scolaire, un vaste programme de consultations médicales foraines au sein des établissements scolaires est envisagé. Aussi, les écoles éloignées de formations sanitaires seront pourvues de pharmacies scolaires. Pour promouvoir l’hygiène et l’assainissement, les écoles seront dotées de points d’eau modernes et de latrines en quantité suffisante. Les espaces verts et les jardins scolaires seront gérés par les coopératives scolaires sous l’auspice des projets de classe, projets d’école et de gouvernements scolaires.
Tout enfant inscrit à l’école, se verra désormais muni de son extrait d’acte de naissance et de son certificat de nationalité.
Tous les besoins liés à l’alimentation et à la santé des élèves sont pris en charge dans les cantines scolaires et dans les établissements à internat.
Des avantages spéciaux seront accordés aux jeunes filles et aux enfants vulnérables.
Au primaire comme au secondaire à chaque rentrée scolaire chaque élève sera doté d’un kit scolaire.
Globalement, pour la période 2015-2016, les indicateurs de qualité de secteur de l’éducation sont les suivants :
• Le taux d’achèvement primaire (TAP) de 61,7% en 2014 à 100% en 2021 ;
• Le taux de survie en CM2 de 65,4% en 2014 à 72,5% en 2021 ;
• Proportion d’élèves du CM2 qui atteignent le seuil minimal de maîtrise en lecture passe de 27% en 2010 à 32% en 2016 et 80% en 2021 ;
• Proportion d’élèves du CM2 qui atteignent le seuil minimal de maîtrise en mathématiques passe de 28% en 2010 à 33% en 2016 et 80% en 2021 ;
• Porter le taux d’achèvement au cycle de base de 13,7% en 2014 à 18% en 2021 ;
• Porter le taux de survie au cycle de base 2 de 38,3% en 2014 à 45% en 2021 ;
• Porter le taux de réussite au BEPC de 45,9% en 2015 à 60% en 2021 ;
• Porter le taux d’achèvement au cycle moyen de 4,7% en 2014 à 10% en 2021 ;
• Porter le taux de survie au cycle moyen de 68,2% en 2014 à 73% en 2021 ;
• Porter le taux de réussite au BAC de 41,2%% en 2014 à 55% en 2021 ;
• Améliorer la proportion des élèves maîtrisant les compétences en français, math et sciences ;
• Améliorer le taux de réussite aux examens dans les différentes filières professionnelles et techniques, particulièrement ceux des filles ;
• Réduire les taux de déperdition en particulier pour les filles ;
• Mettre en place un dispositif de démarche qualité dans le domaine professionnel et technique ;
• Mettre en place le cadre de validation des acquis expérientiels et valoriser les acquis des professionnels des apprentis et artisans..

XIII.2.2.6. Gouvernance du système éducatif

La gestion et le pilotage du système éducatif doivent conduire à une évolution plus cohérente, dans une vision holistique entre les différents sous-secteurs qui le composent : (i) enseignement ‘’primaire et secondaire’’ général, (ii) enseignement et formation techniques et professionnels ‘’enseignement technique initial’’ général, ‘’formation professionnelle initiale’’, apprentissage et formation continue tout au long de la vie et (iii) enseignement supérieur général et professionnel et recherche.
Ceci doit nécessairement passer par un renforcement approprié des capacités des acteurs et des structures, une meilleure allocation et gestion des ressources (humaines, matérielles et financières) ainsi qu’une maîtrise de la carte scolaire.
Les capacités des services centraux et déconcentrés de l’Etat seront renforcées dans les domaines de l’organisation, de la gestion, de la planification et du suivi. Il s’agira, plus particulièrement de :
• Poursuivre la mise en place, dynamiser les structures de gestion à tous les niveaux et les doter de moyens conséquents ;
• Introduire une culture d’évaluation, de reddition des comptes, de traçabilité et de transparence à tous les niveaux;
• Promouvoir la gestion axée sur les résultats ;
• Renforcer les capacités en management des ressources humaines chargées de l’animation des structures de gestion ;
• Elaborer et mettre en œuvre un plan de communication ;
• Impliquer davantage les collectivités dans la gestion des établissements et accélérer le transfert des ressources ;
• Relancer le comité de suivi des recommandations du forum national sur l’éducation (octobre 2013), notamment aux plans de la mobilisation des ressources financières innovantes et la mise en place du fonds national de l’éducation ;
• Améliorer la qualité des statistiques dans le domaine éducatif.
Les CGDES / COGES ainsi que les autres partenaires seront pleinement impliqués dans la vie de l’école. Ceci aidera davantage à enrayer la corruption, les fraudes et les détournements du matériel et des fournitures destinés aux écoles.
La mise en place d’un mécanisme de Suivi évaluation permettra de (i) satisfaire aux besoins en information des parties prenantes à la mise en œuvre des projets et programmes ; (ii) assurer un meilleur suivi des interventions.

XIII.3. DE LA SANTE

XIII.3.1. Bilan 2011-2015

En ce qui concerne cet autre secteur social, la même volonté politique a été observée et permis d’obtenir les résultats suivants :
 2.540 agents de santé dont 666 médecins-pharmaciens-chirurgiens-dentistes et 1.874 paramédicaux intégrés à la Fonction Publique. Recrutement de 10 sages-femmes VNU nationales, 10 médecins VNU internationaux dont 9 chirurgiens et 1 cardiologue et 2.290 autres agents de santé contractuels ;
 Construction de 15 Centres de Santé Intégrés (CSI), 10 Cases de santé (CS), 38 maternités, 45 bruleurs au niveau des CSI, 86.538 latrines familiales SANPLAT, 100 latrines scolaires, 4 salles de cours à l’ISP et 600 puisards (fosses septiques et puits perdus) et transformation de 100 cases de santé en CSI ;
 Construction du Centre de lutte contre le cancer de Niamey (taux de réalisation 100% pour les gros œuvres) et l’hôpital de Référence de Niamey dont le niveau d’exécution des gros œuvres est à 90% au 7 mars 2015, réhabilitation de 4 hôpitaux de district ;
 Réhabilitation du Service Gynéco obstétrique du CHR d’Agadez, de 51 CSI, 6 pharmacies populaires, 25 Hôpitaux de District (HD), 6 Centres Hospitaliers Régionaux (CHR) et du Siège de l’ONPPC ;
 Opérationnalisation de 7 Centres de Santé de la Mère et de l’Enfant ;
 Transformation en CSI de 84 cases de santé ;
 Introduction de nouveaux vaccins dans le programme élargi de vaccination (plus de 7 milliards de FCFA mobilisés en cofinancement), vaccination contre la polio de 4 514 835 enfants et de 3 334 387 enfants contre la rougeole ;
 Mobilisation de 1 661 660 doses de vaccin contre la méningite ;
 Dotation régulière en médicaments des formations sanitaires ;
 Acquisition de 8 511 121 moustiquaires imprégnées à longue durée d’action, et 11 154 812 Tests de Diagnostic Rapide (anti-paludéen) dont 3 200 000 pour enfants ;
 Règlement d’un montant de 21.067.709.505 francs CFA au titre de la gratuité des soins ;
 Développement du secteur privé d’approvisionnement-distribution des médicaments (centrales d’achat et officines privés) ;
 D’importantes actions de sensibilisation et d’information menées par les structures étatiques et de la société civile dans le cadre de la lutte contre les médicaments de rue.
Toutes ces actions ont permis la réduction du taux de mortalité maternelle de 648 à 450 décès entre 2006 et 2015 pour 100 000 naissances vivantes et du taux de mortalité infanto-juvénile de 198% en 2006 à 114% en 2015, réalisant ainsi l’OMD4. Par ailleurs, la couverture sanitaire est passée de 47,18% en 2011 à 48,47% en 2015, celle des accouchements assistés par un personnel de santé qualifié est passée de 25% en 2010 à 40,77% et celle de la planification familiale est à 20% au 31 octobre 2015.

XIII.3.2. Perspectives 2016-2021

Fort des expériences passées, fondant sa vision sur le droit à la santé pour tous et assuré que la construction d’une Nation n’est possible qu’avec des citoyens bien portants, le PNDS s’engage à relever les défis d’amélioration de l’état de santé de la population de manière significative. A terme, l’objectif du Parti est de garantir la bonne santé, de promouvoir le bien-être de tous à tous les âges, d’éradiquer les principales maladies (ODD 3). Son programme 2016-2021 poursuivra son orientation vers le développement des activités de la santé de la reproduction, de l’intensification de la lutte contre la maladie mais aussi du renforcement du système de santé en général.
A cet effet, le Parti fixe ses priorités d’ici 2021 ainsi qu’il suit :

XIII.3.2.1 Augmenter l’accessibilité des populations aux services de santé :

L’objectif est de passer la couverture sanitaire de 47,47% en 2015 à 60% en 2021 par :
• La construction de nouvelles infrastructures en respectant la carte sanitaire, la mise à niveau des infrastructures existantes de toute la pyramide sanitaire y compris les Hôpitaux Nationaux, la fonctionnalité des Centres de Santé Mères – Enfants et du Centre National de Lutte contre le cancer ; des hôpitaux de référence à Tahoua, Agadez, Diffa, Tillabéri : la construction de 300 CSI de type 1 et 200 CSI de type 2.
• L’amélioration de l’accès aux services de santé à travers la promotion des stratégies avancée, mobile et décentralisée (chirurgie foraine) ;
• Le développement du secteur privé, pour optimiser la couverture des besoins sanitaires essentiels des populations par une utilisation adéquate de l’offre globale de soins ;
• Le renforcement des plateaux techniques, la dotation en équipement adéquat des structures, l’entretien et la maintenance de ces infrastructures et équipements ;
• L’amélioration de l’efficacité de la maintenance des infrastructures sanitaires et des équipements biomédicaux ;
• Le développement des stratégies de préventions comme les sorties mobiles, foraines en vue de rapprocher d’avantage la population des formations sanitaires.

XIII.3.2.2 Développer la Santé de la Reproduction en mettant l’accent sur la santé de la femme, de l’enfant, des jeunes et adolescents, notamment en :

• Portant la planification familiale à 28%, la consultation prénatale (CPNR) à 95%, l’accouchement assisté à 52%, la consultation post natale à 50% à l’horizon 2021 ;
• Développant des stratégies pour une prise en charge de qualité de la mère et de l’enfant afin de porter la couverture Penta3 de 96% en 2012 à 100% en 2021, le taux d’allaitement maternel exclusif jusqu’à 6 mois de 23% en 2012 à 48% en 2021 et d’abaisser la prévalence de la malnutrition chronique de 44% en 2012 à 30% et la prévalence de la malnutrition aigüe chez les enfants de moins de 5 ans de 18% en 2012 à moins de 10% d’ici 2021 (EDSN 2012) ;
• Renforçant la prise en charge du paludisme (à travers notamment la mise en œuvre de l’accord de partenariat avec l’équipe médicale de Cuba, visant à réduire la prévalence de 80%), des Infections Respiratoires Aiguës (IRA/pneumonie) et diarrhée au niveau des formations sanitaires selon les protocoles nationaux et au niveau communautaire ;
• Assurant des Anti-Rétro-Viraux (ARV) à 100% des femmes enceintes séropositives et des enfants nés de mères séropositives ;
• Développant des stratégies pour améliorer la nutrition et la lutte contre le SIDA et les Infections Sexuellement Transmissible ;
• Développant des stratégies pour renforcer la santé des jeunes et adolescents ;
• Luttant contre les comportements procréateurs à risque ;
• Améliorant l’accès des femmes et des jeunes filles aux services de santé reproductive et aux informations y afférentes ;
• Améliorant significativement la couverture de la plupart des interventions à haut impact pour la santé de la mère (taux des CNP4, taux d’accouchements assistés par une personne de santé qualifiée, la prévalence de la contraception moderne, la couverture des SONUB et des SONUC, la couverture en sang et ses dérivés et les performances du système de référence et de contre référence).

XIII.3.2.3. Accroître l’efficacité du système de prévention sanitaire basée sur :

• Le renforcement de la vaccination de masse pour les principales pathologies dont les épidémies sévissent dans notre pays ;
• La campagne intensive et permanente de l’information, l’éducation et la communication pour la santé au moyen des médias publics et privés par l’octroi d’un cahier de charge ;
• Le développement du système d’assainissement et d’activités promotrices de l’hygiène.

XIII.3.2.4 Accroître l’efficacité et l’efficience de la gestion des ressources humaines, financières et matérielles mises à la disposition des services de santé à travers:

• Le développement : (i) de stratégies pour doter les structures sanitaires en ressources humaines compétentes et motivées selon les besoins, (ii) de la formation initiale et continue, (iii) de la gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences, (iv) des pratiques de recrutement et de redéploiement, de gestion et de planification des carrières, (v) du renforcement de la motivation des agents ;
• La régionalisation des postes budgétaires afin de réduire les disparités dans la répartition des effectifs ;
• L’adoption et la mise en œuvre du principe d’incompatibilité entre l’exercice de la médecine dans le public et l’exercice de la médecine dans le privé ;
• Le renforcement de la gestion financière et du matériel.

XIII.3.2.5 Réduire significativement la morbidité et la mortalité dues aux affections aiguës et chroniques les plus meurtrières à travers :

• Le développement des stratégies de surveillance ;
• La formation des compétences ;
• L’installation des plateaux techniques spécialisés ;
• Le renforcement des interventions existantes et le développement de stratégies opérationnelles dans des domaines non encore couverts (HTA, diabète, drépanocytose, cancers, …) ;
• L’intégration de la médecine traditionnelle dans le système de santé et la promotion de la santé ;
• La sensibilisation des populations sur les principaux facteurs de risque des maladies.

XIII.3.2.6 Assurer la disponibilité permanente en médicaments, vaccins, consommables, intrants alimentaires et thérapeutiques, réactifs, sang et dérivés de qualité à travers :

• La poursuite de la gratuité des soins tout en veillant à la traçabilité des actes et la fiabilité des données ;
• Le renforcement de la logistique d’approvisionnement et de distribution ;
• La lutte contre les faux médicaments à travers le développement d’une législation et de mesures appropriées ;
• Le développement des technologies biologiques et scientifiques ;
• Le développement d’une industrie pharmaceutique structurante garantissant la permanence de la disponibilité et le contrôle des prix de production, donc à la consommation ;
• La création des structures de production en vue de couvrir les besoins prioritaires.

XIII.3.2.7 Renforcer la gouvernance et le leadership du MSP et la responsabilisation des communautés, leur capacité d’identification, de planification et de gestion des activités de santé à travers :

• La prise de mesures essentielles de bonne gestion, de coordination et de suivi ;
• La mise en place de mécanismes appropriés basés sur le renforcement de la gouvernance et le leadership ;
• La consolidation de la décentralisation/déconcentration ;
• Le renforcement de l’approche qualité ;
• L’amélioration de la gestion des ressources financières et du système de suivi-évaluation ;
• La participation effective de la communauté dans la planification et la mise en œuvre des activités de santé.

XIII.3.2.8 Promouvoir la recherche en matière de santé en mettant l’accent sur :

• La création d’une structure de recherche dans le domaine de la santé ;
• L’allocation des ressources financières conséquentes ;
• La formation du personnel existant en matière de recherche pour renforcer leur capacité en recherche;
• La recherche-action dans les domaines prioritaires en vue de l’amélioration de la qualité des soins.
Pour financer le programme de santé des mécanismes alternatifs de financement de la santé seront développés et l’attention sera portée, entre autres, sur :
• La mobilisation des fonds mondiaux de financement de la santé dont les fonds GAVI, le Fonds Mondial pour la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose ;
• La création d’un fond social santé destiné à la prise en charge de la gratuité des soins ciblant les femmes, les enfants, les personnes âgées et les démunis.

XIII.4. DE LA JEUNESSE, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DES SPORTS

XIII.4.1. De la jeunesse

XIII.4.1.1 Bilan 2011-2015

La mise en œuvre du programme de renaissance pour la période 2011-2015 a permis d’atteindre les résultats ci-après :
– Renforcement du cadre institutionnel avec l’adoption de la politique nationale, le plan stratégique et la mise en place du Conseil National de la Jeunesse ;
– Réhabilitation de 23 centres de jeunes ;
– Formation et sensibilisation de 1 153 jeunes sur les maladies, la planification familiale, la citoyenneté et la gestion des conflits ;
– Encadrement de 2.400 jeunes qui ont entrepris des actions d’intérêts communautaires ;
– Installation par les jeunes, d’unités laitière, maraîchère, avicole et d’embouche bovine.

XIII.4.1.2 Perspectives 2016-2021

Composante centrale de la population, la jeunesse constitue une ressource importante à investir dans le développement économique, social et cultuel du pays. Les caractéristiques peu enviables qui sont les siennes nous conduisent à mener des actions volontaristes qui feront d’elle une force de proposition et d’action pour le développement durable. Dans cette perspective il est envisagé :
• La mise en place d’un fonds national de garantie du financement des entreprises des jeunes afin de faciliter la création massive par les jeunes des micros et moyennes entreprises en milieu rural et urbain ;
• L’appui au fonctionnement des instances du Conseil National de la Jeunesse en vue de permettre aux autorités locales, départementales, régionales et nationales de disposer en permanence de l’état de la jeunesse et des propositions d’aide à la décision répondant à ses besoins et aspirations ;
• La dotation et l’équipement des centres de promotion des jeunes afin de prendre en charge l’éducation de la composante hors système éducatif et d’en faire un capital humain propice au développement local et national ;
• La définition d’une politique de loisir, la réservation foncière et l’équipement des espaces y afférents ;
• Le renforcement des capacités de formation des cadres de jeunesse afin d’assurer l’encadrement local des jeunes.
La vision ici est la promotion de la jeunesse, son insertion socioéconomique et son accompagnement vers une transition à l’âge adulte réussie à travers une formation des apprenants (entre 12 et 16 ans d’âge) pour une durée de quatre (4) ans dans les centres socioéducatifs. L’impact attendu de cette prise en charge est l’acquisition accrue, par la population, de connaissances, de compétences et de valeurs nécessaires à une vie meilleure et un développement durable. Pour ce faire le PNDS-TARAYYA s’assumera pour améliorer : (i) l’accès aux services éducatifs et de formation améliorés, (ii) la qualité de l’éducation et de la formation, (iii) la gestion et le pilotage du système éducatif.

XIII.4.2. De la culture, des arts et des loisirs

XIII.4.2.1 Bilan 2011 – 2015

Ce secteur a enregistré les résultats ci-après en fin 2015 :
– Promotion d’entreprises et d’industries culturelles à travers l’opérationnalisation de l’Agence Nationale de Promotion des Entreprises et Industries Culturelles (APEIC) ;
– Construction d’infrastructures comme les centres culturels ;
– Valorisation et protection des patrimoines culturels : plusieurs dossiers ont été inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO (ville d’Agadez, la pratique et les expressions de la parenté à plaisanterie, les pratiques et les savoirs liés à l’Imzad, etc…) ;
– Implantation de bibliothèques départementales ;
– Restructuration de musées nationaux et acquisition de nouvelles espèces animales.

XIII.4.2.2 Perspectives 2016 – 2021

La première priorité dans le présent programme est la renaissance culturelle dans notre société. L’éducation étant le vecteur principal de la diffusion de nos valeurs culturelles. Il est, en effet, généralement admis que l’éducation artistique et culturelle est indispensable à la démocratisation culturelle et à l’égalité des chances et qu’elle est nécessaire à la réussite d’un parcours scolaire et professionnel dans les meilleures conditions possibles. L’objectif général de l’éducation artistique et culturelle à l’école est donc, pour le PNDS, de faire du nigérien un citoyen culturellement ancré dans son passé, apte à maîtriser le présent et prompte à faire face à l’avenir. A travers ses quatre (4) composantes, les objectifs spécifiques visés se présentent comme suit :
• Enseignement artistique et activités artistiques et culturelles
– permettre à tous les élèves de se constituer une culture personnelle riche et cohérente tout au long de leur parcours scolaire,
– développer et renforcer leur pratique artistique,
– favoriser un contact direct avec les artistes, les œuvres et les lieux d’art et de culture.
• Formation des enseignants et des acteurs impliqués
– former des enseignants en nombre et en qualité pour prendre en charge les écoles et les établissements,
– renforcer les capacités des acteurs impliqués,
– assurer la formation des formateurs, la formation initiale et continue en matière d’éducation artistique et culturelle.
• Projets artistiques et culturels d’écoles et d’établissements
– favoriser l’accès de tous les élèves, collégiens et lycéens à la culture,
– mettre en place des partenariats avec le monde artistique et culturel,
– intégrer dans les matières à enseigner un volet artistique et culturel.
• Rencontres artistiques et culturelles
– promouvoir l’unité nationale et la cohésion sociale à travers le brassage entre les jeunes scolaires et la population,
– détecter les jeunes talents et les encourager,
– favoriser la créativité,
– encourager la culture de la récompense à tous les niveaux.
Le Parti veillera à l’utilisation optimum des NTIC dans l’éducation artistique et culturelle. Ainsi les ressources numériques libres de droits devront être mieux signalées et plus faciles d’accès aux enseignants et à leurs élèves et les établissements et opérateurs relevant des ministères en charge de la culture et de la communication seront encouragés à développer une offre pédagogique en ligne.

XIII.4.3. Des sports

XIII.4.3.1 Bilan 2011 – 2015

En matière de résultats en fin 2015, on retient principalement :
– Renforcement du cadre institutionnel, dont entre autres, un conseil national des activités physiques et sportives, un statut type des fédérations sportives nationales, une commission nationale du sport de haut niveau ;
– Construction et réhabilitation de plusieurs infrastructures ;
– Organisation de plusieurs manifestations internationales, dont la coupe d’Afrique de football des U17 ;
– Renforcement des capacités en ressources humaines, matériels et équipements.

XIII.4.3.2 Perspectives 2016 – 2021

Support principal de cohésion et d’épanouissement social, le sport subit encore des pesanteurs socioculturelles dans son développement au Niger. Ses vertus multiples et sa forte portée dans l’amélioration de la productivité du capital humain nous donnent la conviction que nous devons promouvoir sa pratique à tous les échelons de la société. A cet effet, nous retenons :
Au plan du sport de masse :
 De favoriser la pratique du sport de masse à travers l’aménagement de terrains de proximité et l’accompagnement de tournois divers ;
 D’institutionnaliser une journée de sport dans les administrations publiques et privées et au plan communautaire ;
 De promouvoir, à travers les média, la prise de conscience et la nécessité de la pratique du sport pour l’amélioration de la santé.
Au plan du sport de haut niveau :
 D’élaborer une politique nationale de sport et sa stratégie de mise en œuvre ;
 D’aménager et équiper des aires de pratiques sportives ;
 De former en qualité et en quantité des cadres et encadreurs sportifs ;
 De développer une politique de détection et de formation de jeunes talents à travers des compétitions à tous les échelons :
 De créer et d’équiper un centre national d’élite sportive ;
 D’allouer des ressources financières suffisantes au profit du développement du sport ;
 De construire une maison des fédérations sportives ;
 De construire des infrastructures sportives de standing international ;
 De développer le sport de haut niveau pour personne en situation de handicap ;
 D’organiser régulièrement des compétitions de haut niveau au Niger ;
 D’organiser le championnat des U20 ;
 De créer un institut national des enseignants d’éducation sportive.

XIII.4.4. De la problématique de l’emploi

XIII.4.4.1 Bilan 2011 – 2015

Entre avril 2011 et juillet 2015, 711.053 emplois, soit 284,42% des 250.000 prévus, ont été créés. Ces emplois sont répartis en 137.028 permanents et 573.035 temporaires et le secteur public et le secteur privé enregistrent respectivement 90,4% et 9,6% des emplois créés.
Rien que la fonction publique a vu ses ressources humaines augmenter de 37.631 agents recrutés sur la période.

XIII.4.4.2 Perspectives 2016 – 2021

L’emploi reste et demeure une priorité du PNDS-Tarayya. L’objectif de créer 50 000 emplois par an reste toujours d’actualité et donc reconduit.
L’héritage du premier mandat fait que nous sommes convaincus que nos bons choix de politiques économiques appuyées par une stabilité politique et institutionnelle, une amélioration du climat des affaires et une volonté politique affirmée sont nos atouts pour continuer notre politique de création d’emplois dans notre pays.
Cependant, nous devons contribuer à changer les mentalités de nos concitoyens pour qu’ils cessent de percevoir l’Etat comme le seul et unique employeur. Il importe d’encourager et de stimuler l’envie d’entreprendre et l’esprit d’initiative. Deux axes prioritaires doivent être suivis :
 Booster la création d’emplois par le secteur privé ;
 Promouvoir l’auto-emploi.
Pour ce faire, différentes stratégies doivent être envisagées :
• Mobiliser des investissements lourds générant des emplois nombreux et de qualité (agriculture, élevage, sécurité alimentaire, environnement et protection des terres) ;
• Redynamiser l’environnement afin de le rendre propice à la création d’entreprises;
• Faire intervenir les différents Partenaires Techniques et Financiers pour stimuler la croissance économique et la création d’emplois ;
• Impliquer les Conseils Régionaux dans l’identification et l’évaluation des secteurs pourvoyeurs d’emplois selon les spécificités et les vocations de chaque région de notre pays ;
• Entreprendre des actions visant à encourager, stimuler et encadrer la création des entreprises par les jeunes à travers des mesures institutionnelles et incitatives ;
• Mener des actions de formation et d’accompagnement des demandeurs d’emplois ;
• Renforcer la coopération entre les établissements de formation et les différents partenaires de l’économie nationale, en vue d’une meilleure adéquation entre la formation dispensée et les besoins des secteurs économiques de la vie nationale ;
• Développer un dispositif d’information et d’orientation professionnelle, permettant aux jeunes d’accéder à l’information sur les métiers, sur les possibilités de formation, sur les débouchés ainsi que sur les différents types d’appuis existants.
La création d’emplois étant un axe transversal nous entendons créer une synergie et une harmonisation des moyens, des choix et des actions avec les autres secteurs pour répondre aux attentes de nos concitoyens.