L’audience accordée le 3 mai dernier par le Président de la République, Issoufou Mahamadou, à l’Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN) qui regroupe à son sein, une dizaine de Centrales syndicales, se veut une réponse du Chef de l’Etat à l’appel des acteurs sociaux qui l’invitaient à  « s’impliquer personnellement » pour ramener la quiétude sociale, durement affectée ces derniers temps par des remous sociaux de tous ordres.

 Une sorte de tension sociale alimentée et entretenue par certains nigériens, à un moment où le pays se bat pour préserver sa sécurité face à des menaces terroristes.

Ces mouvements sociaux qui pourrissent la vie de la nation portent essentiellement sur des questions liées à la Loi des finances 2018, qu’une partie de la société civile nigérienne dit « combattre ». A cela s’ajoute la crise scolaire et universitaire qui est en train de porter un coup dure au système éducatif nigérien. C’est principalement sur ces questions où le Gouvernement et les acteurs concernés n’arrivaient pas à s’entendre que de nombreuses voix se sont élevées pour demander l’intervention du Président de la République afin qu’il puisse œuvrer pour ramener la sérénité dans le pays. Un appel qui, à tout point de vue, semble être entendu par le président Issoufou, d’où cette audience qu’il a bien voulue accordée à l’Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN) qui, malgré ses multiples doléances qui demeurent encore non satisfaites par le Gouvernement, a choisi de façon responsable à ne pas envenimer le climat social, surtout dans le contexte sécuritaire actuel. Une attitude responsable qui aurait été saluée à juste titre par le Chef de l’Etat, à l’occasion de cette rencontre qui lui a permis de rappeler au Président de la République, tous les engagements que l’ITN a signés avec le Gouvernement, mais dont la mise en œuvre traine encore, notamment en ce qui est des protocoles d’accord du 7 février et 2 novembre 2012, et celui signé le 16 avril 2018. Sur ces points, le Chef de l’Etat s’est engagé personnellement à « instruire le Gouvernement pour que ces engagements soient respectés dans les meilleurs délais ». Le Président de la République s’est également engagé à trouver des solutions à plusieurs autres préoccupations soulevées par l’ITN, notamment la question des incidences financières liées aux avancements et reclassements, le paiement à termes échus des salaires et des pécules des contractuels, entre autres. S’agissant des autres préoccupations d’ordre national, telles que la question de la Loi des finances 2018 et la crise scolaire et universitaire, le Chef de l’Etat a pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour ramener la quiétude sociale et permettre au Niger de poursuivre dans la sérénité, sa marche vers le développement. C’est fort de tous ces engagements que l’ITN s’est déclarée à sa sortie d’audience, « très satisfaite des échanges qu’elle a eu avec le Président de la République ».  pour le premier responsable de l’ITN, le Secrétaire général de la Confédération Nigérienne du Travail (CNT), Sako Mamadou, « nous espérons que dans les tous prochains jours, tous ces engagements pris par le Chef de l’Etat trouveront leur satisfaction ». Comme dirait l’autre, « aux grands maux, les grands remèdes ». Le Chef de l’Etat s’y est engagé.

M.Oumar Issoufa

Niger Inter

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