Le leader de Lumana et ses ouailles incapables de combattre par les lois, ont fait le serment de recourir à la violence pour imposer la candidature de celui qui a désormais perdu la qualité de diririger les Nigériens. En effet, ils viennent de lancer un appel dans ce sens pour semer la chienlit dans le pays le weekend prochain.

C’est devenu une constante dans les discours des responsables du parti LUMANA chaque fois qu’il est question de l’élection présidentielle de 2021. Pour eux, cette élection ne peut être envisagée sans leur président Hama Amadou, en fuite depuis 5 ans en France.  La  logique  tient  en  ceci : Hama  ou  pas d’élection.

Aucune autre alternative n’est suggérée parce que pour eux celle-ci ne doit nullement exister. Cette position qui s’apparente à une « guerre de tranchées » a été réaffirmée récemment encore par Soumana Sanda, un des fidèles lieutenants de Hama Amadou, dont on disait en rupture de ban.  « Il n’y a pas et il n’y aura pas de plan B. Le seul et unique candidat d’hier, d’aujourd’hui et de demain est M. Hama Amadou. Je préfèrerais abandonner la politique que de renoncer à la réalisation de cet objectif pour lequel nous nous sommes collectivement engagés sur l’honneur et la dignité », a laissé entendre Soumana Sanda dans une interview accordée à notre confrère L’Eclosion.

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Ces propos sont un défi à la loi. Car Hama Amadou a fait  l’objet  d’une  condamnation  par  la  justice  au  terme d’un procès juste et équitable où il a bénéficié de toutes les garanties de sa défense. C’est pourquoi, il a été déchu par la Cour constitutionnelle de son statut de député et remplacé par son suppléant qui siège, depuis, à l’Assemblée nationale suite à sa condamnation  à  un  an  de  prison  ferme  pour  supposition d’enfants.

 Cette condamnation emporte déchéance de plein droit de sa qualité de député. Toutes les voies de recours avaient été exploitées par l’accusé jusqu’à la Cour de cassation qui a confirmé la peine. Abdou Labo, qui était député, a été déchu de son titre. Il a aussi quitté la direction de son parti, le CDS Rahama. Il a été condamné à un an de prison dans le même dossier que Hama Amadou.

 La raison ? Son casier judiciaire n’est plus vierge. Comment Hama peut-il faire exception ? Jusqu’à ce qu’il soit réhabilité,  il  ne  peut  logiquement  se  présenter  aux prochaines élections locales, législatives et présidentielle des années 2020-2021. La seule alternative c’est le respect de la loi. A moins de vouloir se mettre dans une posture insurrectionnelle.

Tiemago Bizo

Niger Inter

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