Depuis 2011, soit huit (8) années  successives, le président Issoufou Mahamadou reçoit au palais présidentiel les vœux du nouvel des forces vives de la nation. Partis politiques, parlementaires, syndicats, artistes, hommes de médias, personnes handicapées, femmes leaders, hommes d’affaires, personnes âgées, jeunes leaders, bref des maillons assez représentatifs du pays viennent passer des précieux moments avec le chef de l’Etat.

 En plus de la chaleureuse rencontre avec le président de la République, c’est également des instants de retrouvailles entre les personnes invitées elles-mêmes. Le Pr André Salifou a témoigné d’avoir retrouvé en 2019 à la présidence de la République des anciens camarades ou étudiants qu’il a perdus de vue depuis des décennies ! Ces rencontres conviviales sont également une occasion pour les membres de certaines couches sociales d’interpeller directement le chef de l’Etat sur certaines situations de la vie nationale. Très certainement ce n’est pas insignifiant  si le président Issoufou accorde une touche particulière à ces cérémonies annuelles. Il en fait d’ailleurs son style de gouvernance puisque à chaque ramadan, il reçoit aussi une seconde fois dans l’année des nigériens tout au long du mois béni. Grâce à ces rencontres, le président Issoufou a démystifié ce haut lieu du pouvoir où les citoyens de toutes les stratifications viennent échanger avec les plus hautes autorités du pays. Un proche collaborateur du président Issoufou nous a confié : « j’admire la mémoire du président qui n’oublie ni la physionomie ni le nom de vieilles connaissances. Certaines personnes lui témoignent directement cette mémoire d’éléphant. »

Certains nigériens boudent cette initiative présidentielle. C’est leur droit. Mais à notre humble avis, il n’est pas politiquement correct que des personnalités qui ont géré le pays brillent par leur absence malgré l’invitation par le protocole d’Etat à des moments où il faut savoir mettre entre parenthèses les antivaleurs et les attitudes négatives.  Il y a des moments pour la politique, il y a également des moments où les citoyens doivent regarder dans la même direction. Etre opposant n’autorise à personne de franchir le Rubicond jusqu’à renier les valeurs républicaines. Avoir le sens de l’Etat c’est justement ce sens de la répartie qui consiste à faire le distinguo entre le domaine public et privé, entre l’intérêt général et le ressentiment. N’agissons pas comme l’Opposition gabonaise qui a sans vergogne souhaité la mort au président Ali Bongo et même annoncé cette mort à travers une vidéo ridicule. Il faut savoir s’élever et même grandir…. quand il est question de la REPUBLIQUE. Simple avis.

EMS

Niger Inter

GRATUIT
VOIR