Pour ceux qui s’opposent et refusent de faire le panégyrique de la gouvernance actuelle, il est désormais infructueux de verser dans le narcissisme, comme certains savent si bien le faire. Ceux-là dont leur plaisir se trouve décuplé à répandre sur les heureuses populations bénéficiaires des promesses tenues, que rien n’a été fait depuis bientôt huit ans. Pourtant les faits nécessaires pour avancer triomphalement vers 2021 sont merveilleusement réunis, et ils sont tenaces. Le problème avec ceux qui critiquent n’est pas tant le panache qu’ils y mettent ou leurs incessants reproches, mais l’acuité politique dont ils se servent pour travestir la réalité.

Pas besoin de se lever très tôt, avec des arguments aussi probants que les réalisations érigées sous nos yeux et ces chantiers récemment ouverts, pour faire comprendre à n’importe quel contestataire, qu’il peut toujours servir, même si c’est pour parachever un mandat. D’autant plus qu’il observe, il est vrai sans y consentir, que du bon boulot a été et est en train d’être abattu. Assurément, les habitants de N’gourti n’interpréteront pas la construction de leur château d’eau comme de la bagatelle. Au vu des différentes frictions ayant émaillé ces dernières années, personne n’est surpris de voir quelques anciennes gloires de la scène, s’éclipser des séances de camouflage, dans le but de mieux meubler les interminables moments qu’ils passaient dans d’infertiles manigances.  Comme ce père qui, du fait de son laisser-aller, a favorisé la dégringolade de ses enfants vers de mauvais résultats scolaires et qui accuse, pour se faire bonne conscience, leurs enseignants de mauvaise prestation.

Les moins sincères parmi ces anciennes gloires, sans précaution particulière, continuent de s’agiter pour répandre que toutes ces prouesses accomplies l’ont été pour faire honneur à un individu ou à un quelconque parti politique. Il est notoire que les experts en sabotage ne peuvent se passer de jeter l’ignominie sur tout ouvrage de bonne facture dont ils ne sont pas les auteurs, afin de faire subir une baisse de régime au moteur de la Renaissance qui a atteint sa vitesse de pointe. Ce moteur qui porte en lui le souffle de plus de vingt millions de nigériens ayant compris qu’ils ne s’étaient pas trompés en faisant leur choix, ce moteur ne doit plus faire de sa puissance un sujet si tabou. Certainement que les populations de Tanout et de Tébaram n’accepteront pas que l’on estime que la construction de leurs routes ne sont que des mirages. Ceux qui ne se consolent pas de voir autrui réussir, doivent malheureusement se payer par un rejet de la rancœur aux oubliettes et endurer qu’aucune réalisation n’est un futile détail.

On peut ne pas être de son bord mais concéder à une contestation qu’elle a la qualité de faire partie des plus obstinées de la sous-région, même si les politiciens des plus avertis ont toujours approuvé que se prescrire l’obligation de tout peindre en noir n’est pas le gage de qualité pour…briller. Nul porteur de maléfice ne pourrait faire équivaloir le pont de Farié à une broutille ou inculquer dans les mémoires de ceux qui ont quitté l’hôpital de référence mieux en forme qu’à leur entrée, que cet hôpital n’est qu’une futilité. Sous d’autres cieux, une seule ou deux de ces œuvres suffiraient à enthousiasmer tout un peuple. Ici, elles se comptent par dizaine.

Une fois le pied mis à l’étrier de l’État, il n’y a pas zéro lenteur ou zéro échec dans la conduite des affaires publiques. La performance accomplie est énorme. Sauf  concernant la lutte contre la corruption et les détournements. C’est si calme qu’on est tenté de comprendre que c’est terminé, on ne corrompe plus, on ne détourne plus. A moins que Dame discrétion se soit imposée de ce côté-là.

     Innocent Raphael D.

Niger Inter

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