Le Premier Ministre du Niger   Brigi Rafini a présidé  ce mardi 26 février dans la salle Margou de l’hôtel  Gaweye à Niamey , la Table ronde sur le financement du Programme d’Investissement de la commission du Climat dans la région du Sahel (PIC-RS).

L’objectif de cette table ronde, est de réunir autour du PIC-RS, les partenaires techniques et financiers de la région Sahel en vue de partager avec eux le contenu des documents et d’obtenir leur adhésion pour le financement des programmes structurants prévus.
Cette rencontre intervient à la suite du sommet des chefs d’Etat qui a validé le lundi ces différents outils.

Ce plan d’investissement, en tant qu’outil outil d’opérationnalisation sur la période 2018-2030, de la Déclaration de Marrakech et de la vision qui  se fixe comme objectif global, de contribuer  à l ’effort planétaire d’atténuation des actions d’émissions de Gaz à  Effet de Serre (GES) et d’accroitre les capacités d’adaptation et de résilience de la Région du Sahel aux changements climatiques.

En ouvrant ces travaux, le Premier Ministre a indiqué que la présence de tous les partenaires est un témoignage éloquent  de leur engagement à soutenir le combat que ‘’nous menons tous  pour relever le défi des changements  et variabilités climatiques et leurs conséquences pernicieuses sur la vie des populations».

Les changements climatiques constituent de nos jours l’une des principales préoccupations de l’humanité toute entière en raison des fortes menaces qu’ils  font peser sur les sociétés  humaines et la survie de la planète dans son ensemble.

La région du Sahel qui  constitue une mosaïque  de zones  agro-climatiques contrastées et d’écosystèmes soumis à  une forte variabilité climatique, subit malheureusement ces menaces de manière la plus immédiate’’,  a annoncé  Brigi Rafini.
Il y a donc urgence à  agir pour faire face aux conséquences de ces  changements climatiques sur les conditions de vie de nos communautés  et nos  écosystèmes ,  a plaidé le Chef de gouvernement nigérien.

Il y a également urgence à  assurer une plus grande justice climatique dans le monde car l’Afrique qui ne contribues aux émissions mondiales des Gaz à Effet de Serre qu’ à  hauteur seulement de 7%, paye paradoxalement le plus lourd tribut des effets des changements climatiques», a fait observer Brigi Rafini.
Le chef de file des partenaires, le représentant de la Banque Africaine de Développement (BAD) Serges NGuessan a salué les documents de base de ce financement fondé sur  une vision claire et partagée, et porteurs d’actions transformatrices à  grande échelle et source d’espoir pour plus de 510 millions d’habitants de la région du Sahel».

La Banque compte intensifier son assistance en vue de la réalisation du programme prioritaire pour le renforcement de la résilience des pays du Sahel, aux changements climatiques et le respect de leur engagement dans le cadre de l’accord Paris» , a affirmé le délégué de la BAD.
Le représentant de l’Agence Française de Développement (AFD) Gilles Kleitz a aussi annoncé la contribution de la France aux actions des pays du Sahel.
«Nous nous engageons pour  un soutien massif sur les questions d’énergie, d’eau, d’agriculture, de d’éducation et  de santé dans une optique d’adaptation aux effets de changements climatiques et de plus grande résilience de la région’’,  a fait savoir Gilles Kleitz.
Conscients de leurs responsabilités, les Etats africains se sont engagés à  participer à  l’effort mondial de réduction des émissions à travers les Contributions D’atténuation au niveau National portant essentiellement sur des programmes et d’adaptation et d’atténuation’’. a-t-il noté.

Le Coût  des Contributions D’atténuation  de 44 pays africains ayant ratifié l’Accord de Paris sur le climat est chiffré à  quelques 2.500 milliards de dollars en 2015.
Le Coût du Plan d’investissement Climat pour la région  du Sahel est estimé  à  un peu moins de 400 milliards de dollars US dont 48 milliards d’initiatives déjà  en cours au niveau de la région.
La commission Climat pour le sahel avec celles du Bassin du Congo et des Etats insulaires d’Afrique avaient été créées pour faciliter la mise en œuvre de l’Accord de Paris à l’échelle du continent qui est la première victime du dérèglement climatique avec 65 % de la population touchée par ses effets et la désertification, un défi majeur régional, se traduisant par des mouvements massifs des producteurs.

La Commission climat  associe les Organisations internationales et partenaires  en vue de définir des projets de réduction de l’impact climatique pour l’essentiel dans le secteur agricole et rural dont le programme pour les 12 prochaines années est estimé à quelque 400 milliards de dollars.

La région géo-climatique Sahel comprend 17 pays s’étendant de l’Atlantique à la mer rouge. Il s’agit du Bénin,  du Burkina Faso, du Cameroun, du Cap vert, de la Côte d’Ivoire,  de la Gambie, de la Guinée Conakry, du Djibouti, de l’Ethiopie, de l’Erythrée, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Soudan et du Tchad.

ANP

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