Grâce à l’appui du royaume d’Arabie Saoudite, dans les huit (8) régions du Niger, l’Etat a créé des Centres pour la mère et l’enfant. Une très bonne initiative pour l’amélioration de la santé de ces couches on ne peut plus vulnérables. Et on le sait, les plus hautes autorités du pays ont également opté pour une politique volontariste à savoir la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans et pour la césarienne à  toutes les femmes de nationalité nigérienne.

 En juillet 2018, dans un billet, nous avions dénoncé le mauvais traitement infligé aux femmes à la maternité Issaka Gazoby en demandant ‘’Plus d’égards pour la femme’’. En approchant la direction de cet établissement, nous avons compris que l’une des raisons du dysfonctionnement c’est aussi le fait que l’Etat n’arrive pas à honorer ses engagements en ce qui concerne la gratuité des soins. Et pire, selon notre investigation ce manquement s’étend à tous ces joyaux que sont les Centres régionaux  pour la mère et l’enfant.

 On constate non seulement une réduction drastique année après année des subventions allouées à ces établissements sanitaires mais aussi le peu qui est prévu n’arrive pas effectivement dans leurs comptes. Pourtant le budget de la santé s’est amélioré ces dernières années malgré l’impact du climat d’insécurité.

La question essentielle est de savoir où va la quote-part destinée à ces hôpitaux ? L’Etat central l’a-t-il libérée ? Comment expliquer le fait que certains Centres pour la mère et l’enfant n’aient rien perçu  sur la prise en charge de  gratuité des soins depuis  2 à 3 ans ? Quelle est la responsabilité des ministères de la santé et des finances dans ce préjudice ?

 Aujourd’hui à cause de la situation ainsi créée, certains fournisseurs ont ras-le-bol de continuer à doter ces centres car en plus de la prise en charge des kits pour la césarienne et bien d’autres produits essentiels pour leur fonctionnement, ils sont astreints d’assurer l’alimentation des malades hospitalisés et du personnel ! C’est dire qu’il est demandé aux administrateurs de ces établissements de faire du miracle. Et comme on le sait, certains de ces Centres sont mieux lotis que d’autres en ce sens que d’autres n’ont même pas de partenaires pour les soutenir à faire face à leurs charges régaliennes. Ce qui fait que chaque année les budgets de certains de ces Centres pour la femme et l’enfant se réduisent comme une peau de chagrin du fait que l’Etat n’arrive pas à honorer son engagement dans un domaine on ne peut plus vital. Il urge de situer les responsabilités de cette déconvenue !

(Nous y reviendrons).

EMS

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