Waziri Idrissa est Président de la Section PNDS Tarayya de France et Secrétaire à la communication du BEN de l’Organisation de la jeunesse Tarayya (OJT). Il réagit à travers cet entretien à la campagne de l’opposition politique à l’extérieur à propos du processus électoral et bien d’autres questions d’actualité.

Niger Inter : une partie de l’opposition nigérienne a entrepris une campagne à l’étranger sur le processus électoral. Quelle est votre réaction à ce sujet ?

WAZIRI Idrissa : Notre opposition se trompe de combat et d’époque, rien dans notre cas aujourd’hui ne peut justifier d’exporter la question de nos élections en dehors du territoire national. Je pense qu’aujourd’hui le processus électoral tel qu’il est conduit donne des gages de crédibilité, de transparence et de sérieux à l’ensemble des partis politique engagés dans cette compétition. Dès lors que nous disposons d’un code électoral qui intègre l’ensemble des recommandations issues du forum organisé en 2016 par la CENI en présence de l’ensemble des partis politiques, de nos partenaires techniques et financiers tel que le NDI, le PNUD ou encore l’OIF. Quand, je dis que l’opposition se trompe d’époque je pense à l’ère sombre du TAZARTCHE où les prescriptions de la constitution sur la limitation du nombre de mandat étaient mises de côté et la démocratie en grand danger ; cette époque est aujourd’hui derrière nous par la volonté et la ferme détermination du Président de la République, SEM Issoufou Mahamadou d’engager le Niger sur une vraie Alternance démocratique, chose que notre pays n’a jamais connue.

Niger Inter : Vous avez participé à la conférence d’un leader de l’opposition sur la situation du Niger. De quoi s’est-il réellement agi ?

WAZIRI Idrissa: Effectivement nous avons pris part le Samedi 19 Octobre au siège du parti de gauche à une prise de parole de l’ancien Ministre Ibrahim Yacouba, qui hélas n’a pas réussi à mobiliser des personnalités politiques Françaises et autres acteurs politiques de premier plan.

L’objet visiblement de cette opération était d’opérer une campagne d’intoxication à outrance sur les performances de notre pays et la question du processus électoral en cours.

Le Lieu est mal choisi, vous savez aujourd’hui en France dans tous les milieux aussi bien celui de la diaspora Africaine que des acteurs politique Français de tout bord, de la gauche à la droite, le NIGER est salué et vu comme un exemple de pays en Afrique qui fait des avancées considérables sur tous les plans.

Ibrahim Yacouba ignore aussi un autre fait, le PNDS est un vieux parti qui a tissé en France de solides relations pas simplement avec le Parti socialiste Français, mais avec l’ensemble des acteurs politiques Français.

C’est cet engouement en faveur du NIGER qui est à mon sens la raison essentielle pour laquelle les invités annoncés pour cette conférence ont en majorités annuler leurs participations sans aucune justification, laissant ainsi le Ministre Ibrahim Yacouba dans une situation très embarrassante ; à cela il faut aussi ajouter le fait que les compatriotes présents connaissent la situation du pays et les grands défis relevés depuis 2011 avec le programme de la renaissance. Et l’autre vérité qui crève l’œil, est que Ibrahim Yacouba était apparu dans une posture « d’opposant amnésique » oubliant même sa propre participation à la gestion du pays, comptable aussi en partie de la gestion de notre pays sous la première et la seconde mandature du président Issoufou. Il est par conséquent mal placé pour donner des leçons.

Niger Inter : Vous avez dit qu’il n’est pas républicain de parler de son pays à l’étranger. Pouvez-vous préciser votre pensée ?

 

WAZIRI Idrissa: Oui, j’ai rarement vu des responsables politiques de premier plan, parlé des sujets nationaux en dehors des frontières de leurs propres pays. Pour quelqu’un qui a pris part à des manifestations dans lesquelles la présence des bases étrangères est dénoncée comme « une occupation », c’est très étrange de revenir dans les mêmes pays d’appartenance de ces bases pour parler des problèmes du pays. Je pense qu’il y’a là une incohérence totale. Et c’est justement sous cet angle que les hommes d’Etat se distinguent.

Mais nous ne sommes pas surpris dans la mesure où Ibrahim Yacouba est à sa nième contradiction. La constance est une vertu, dit-on. L’opinion publique est témoin de la duplicité et du caractère versatile d’Ibrahim Yacouba selon les circonstances. Les vidéos qui circulent mettant à nu son incohérence suffisent pour comprendre que le populisme n’est pas une posture politique qui cadre avec le vrai sens du leadership. L’histoire retient les faits et les gestes des uns et des autres mais je constate que certains ont très vite été rattrapés par les faits.

Propos recueillis par EMS

Niger Inter

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