• Monsieur le président du Conseil supérieur de la Communication
  • Monsieur le Président de la CNDH
  • Monsieur le ministre de la communication
  • Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement
  • Mesdames et Messieurs les représentants du Corps diplomatique, des institutions et organisations internationales
  • Monsieur le Conseiller spécial du Président de la République
  • Mesdames et Messieurs les Responsables des médias,
  • Chers consœurs et confrères
  • Mesdames et Messieurs, à vos titres, grades et qualités

Permettez-moi avant tout propos de vous inviter à observer une minute de silence à la mémoire de nos confrères disparus et prier pour le repos de leurs âmes.

JE VOUS REMERCIE……..

Tout comme l’année 2018, la grande famille de la presse nigérienne a profondément été endeuillée par la disparition de plusieurs de ses membres parmi lesquels Madame Gali Adam Fadjimata, Issa Moustapha, Lawali Bawada de Anfani Zinder, Aminou Oumarou, Ali Moussa Chaweye de l’ANP, Ibrahim Sorry Bary de l’ONEP, pour ne citer que ceux-là.

La disparition de ces journalistes et techniciens constitue à n’en point douté, une grande perte pour la profession, surtout à un moment où la corporation a grandement besoin de leurs expériences ainsi que de leurs sages et utiles conseils. Que Dieu les accueille dans son paradis éternel. Amen !

Mesdames et Messieurs

La journée nationale de la liberté de presse que nous célébrons aujourd’hui pour la 6ème année consécutive, sous le thème « Ensemble célébrons l’excellence en journalisme», faut-il le rappeler, a été instituée par décret n°2014-140/PRN/MCRI du 07 mars 2014, qui découle de la signature, le 30 novembre 2011, par le Chef de l’Etat, de la Déclaration de la Table de la Montagne (DTM), acte par lequel il s’est engagé à promouvoir la liberté de la presse au Niger par la suppression des lois pénales relatives aux délits de diffamation et d’insultes. Un acte courageux, reconnu et salué par les professionnels des médias nigériens et au-delà, par tous les défenseurs de la démocratie.

Depuis lors, toute la presse nigérienne met à profit cette journée pour faire le point de la situation de la liberté de la presse, évaluer nous-mêmes notre travail en tant que professionnels des médias, dégager les perspectives et interpeller les autorités sur les entraves à la liberté de la presse constatées dans l’exercice de notre profession. L’occasion aussi pour nous de rappeler au président de la République, Chef de l’Etat, l’engagement qu’il a pris, à travers la signature de la Déclaration de la Table de la Montagne, d’œuvrer pour une presse nigérienne libre et indépendante.

Mesdames et Messieurs

Même s’il faut reconnaitre que des efforts ont été faits dans le sens de garantir la liberté de la presse et l’épanouissement des médias nigériens, et ce, à la faveur de l’Ordonnance 2010-035 du 4 juin 2010 portant régime de la liberté de la presse et la signature de la Déclaration de la Table de la Montagne, beaucoup reste encore à faire pour une presse totalement libre au Niger.

Mesdames et Messieurs

Comparativement aux années 2017 et 2018 où beaucoup d’entraves à la liberté de la presse ont été constatées, particulièrement à l’occasion des couvertures médiatiques de certaines manifestations, tels que les mouvements des scolaires et étudiants où les forces de maintien de l’ordre se sont pris à des reporters, l’opération dite de « Redressement fiscal », déclenchée dans le secteur des médias qui a beaucoup affecté l’environnement des médias nigériens. L’année 2019 est marquée par le passage au numérique.

Mesdames et Messieurs,

Le monde est train de passer de la transmission analogique terrestre à la transmission numérique terrestre des signaux de diffusion. Dans le domaine de la télévision, de nombreux pays n’utilisent plus la transmission analogique, et l’Union internationale des télécommunications (UIT) a fixé à 2020 l’échéance pour la fin de son utilisation dans l’ensemble des pays.

La transition vers le numérique présente des avantages considérables sur le plan de l’efficacité de l’utilisation du spectre des fréquences, mais aussi de la qualité de la diffusion, notamment celle de l’image, du son et des services secondaires. En revanche, elle se traduit par une évolution profonde de l’environnement de la diffusion et engendre des coûts, liés par exemple à l’acquisition de nouveaux équipements et à l’accès aux nouveaux systèmes de distribution de la diffusion. Nous osons espérer que cette transition ne devient pas un autre obstacle pour la liberté de la presse dans notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Les conditions de vie et de travail des journalistes nigériens restent très difficiles, c’est pour moi le moment d’appeler une fois de plus tous les acteurs du processus de signature de la convention collective à plus d’engagement pour finaliser ce processus. Avant de conclure mon propos, permettez-moi de remercier très sincèrement, S.E Monsieur Le Premier Ministre Brigi Rafini, pour son soutien à l’organisation de cette manifestation, et l’ensemble de nos partenaires, notamment ORANO/Niger, l’ARCEP, Belle vie.

 

 JE VOUS REMERCIE DE VOTRE AIMABLE ATTENTION

Niger Inter

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