Mercredi 20 novembre. 8h pile. Le gouverneur Zakari Oumarou installe sa chaise devant la guérite du centre hospitalier régional de Maradi. Un dispositif de contrôle de la ponctualité des agents, composé de gendarmes, des responsables du CHR et de la DRSP, est rapidement mis en place. Les hommes étaient enregistrés sur une liste, les femmes sur une autre.

A 9h, le dispositif est levé. La moisson est impressionnante : 83 agents, tout grade confondu, sur 150 n’ont pas franchi la porte de l’hôpital à 8h. Des statistiques qui caractérisent le climat ahurissant de négligence qui prévaut au CHR de Maradi.

S’adressant à la presse, le Gouverneur Zakari Oumarou a dit qu’il recevait déjà, et régulièrement, des plaintes des habitants de Maradi sur la médiocrité des services livrés dans dans cet hôpital. Un cas l’a particulièrement choqué et l’a poussé à agir, celui d’une série d’opérations chirurgicales reportées à cause de l’absence de l’anesthésiste, pendant que les malades continuent de souffrir.

Pour cette  » opération escargot », le Gouverneur de Maradi était accompagné d’Ibrahim Miko Président de la délégation spéciale, du Directeur Régional de la santé publique, du directeur du CHR et de plusieurs cadres du Gouvernorat.

« Ce que nous avons fait ici est purement pédagogique » a-t-il conclu dans son mot à la presse.

 

El Kaougé Mahamane Lawaly
Le Souffle de Maradi.

 

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